Arnaque en Inde Ils construisent un faux péage et parviennent à empocher 645’000 francs

Sara Matasci / trad.

15.4.2026 - 10:36

Sur le terrain vague d'une ancienne usine, ils avaient tout prévu: un local bricolé, des barres de passage, des panneaux de signalisation. De quoi donner le change aux automobilistes qui filaient sur la nationale Bamanbore-Kutch, sans se douter un instant que le poste de contrôle était factice.

Le faux péage en question.
Le faux péage en question.
Dal web

Sara Matasci / trad.

Pas le temps ? blue News résume pour toi

  • Dans l'État indien du Gujarat, un groupe de criminels a construit un faux poste de péage pour soutirer de l'argent aux automobilistes de passage.
  • Les fraudeurs avaient investi le terrain abandonné d'une ancienne usine, qu'ils avaient aménagé avec barres de passage et panneaux de signalisation. Le tout fait de manière suffisamment crédible pour ne pas éveiller les soupçons.
  • L'escroquerie a duré un an et demi et rapporté quelque 75 millions de roupies, soit près de 645 000 francs.
  • C'est finalement la baisse anormale du trafic au vrai poste de péage, situé un peu plus loin sur la route, qui a mis la puce à l'oreille des autorités et conduit au démantèlement du dispositif.

Une fraude d'envergure vient d'être mise au jour dans l'État indien du Gujarat. Un groupe de criminels y avait construit de toutes pièces un faux poste de péage pour soutirer de l'argent aux automobilistes de passage, comme le rapporte le site web «Rai News».

Les malfaiteurs avaient eu le nez creux en choisissant leur emplacement : le terrain abandonné de l'ancienne White House Ceramic Company. Sur ce site à l'abandon, ils avaient monté un dispositif soigné (barres de passage, panneaux de signalisation) qui en imposait suffisamment pour tromper les conducteurs empruntant la route nationale Bamanbore-Kutch. À quelques kilomètres de là se trouvait le vrai péage, mais le trafic était habilement détourné vers la route alternative tenue par les escrocs. Pendant dix-huit mois, personne n'y a vu malice.

Une mécanique bien huilée

Le succès de l'opération tenait à deux ressorts savamment combinés. Le premier était d'ordre économique: le tarif pratiqué au faux péage était environ deux fois inférieur au prix officiel, une aubaine suffisante pour que les automobilistes ne s'attardent pas à poser des questions. Le second relevait de la manipulation affective et religieuse: les opérateurs affirmaient avec aplomb que les recettes collectées serviraient à financer la construction de temples dans les villages alentour. Une promesse qui, dans ce contexte culturel, a convaincu de nombreux conducteurs de s'acquitter de la somme sans broncher. L'argent a ainsi coulé à flots dans les poches des escrocs, semaine après semaine.

Au total, l'escroquerie leur a rapporté quelque 75 millions de roupies, soit près de 645 000 francs, en l’espace d’un an et demi.

Des «génies criminels»

C'est une anomalie comptable qui a fait basculer l'affaire. Le vrai poste de péage enregistrait depuis plusieurs mois une baisse progressive et inexpliquée du nombre de passages: un chiffre anormal qui a fini par alerter les autorités compétentes. Une enquête a été ouverte, menant rapidement à plusieurs arrestations. Parmi les personnes interpellées figurent les opérateurs du dispositif frauduleux ainsi que les propriétaires des terrains utilisés.

Sur les réseaux sociaux, l'affaire a suscité autant d'incrédulité que d'ironie. Nombreux sont ceux qui ont rendu, non sans un certain humour, un hommage involontaire aux auteurs de l'escroquerie, les qualifiant de véritables «génies criminels» pour l'audace et le sang-froid dont ils ont fait preuve.


Notice sur l’IA: cet article a été traduit de l’allemand à l’aide de l’intelligence artificielle.