Israël extrade vers l'Australie une femme accusée de pédophilie 

ATS

25.1.2021 - 10:57

Israël a extradé lundi vers l'Australie Malka Leifer, une ancienne directrice d'école juive ultra-orthodoxe accusée d'abus sexuels sur plusieurs de ses élèves dans ce pays, a indiqué le ministère de la Justice.

FILE - This Feb. 27, 2018, file photo, Israeli-born Australian Malka Leifer, right, is brought to a courtroom in Jerusalem. Israel's Supreme Court on Tuesday, Dec. 15, 2020, rejected an appeal challenging the extradition of Leifer, a former teacher wanted in Australia accused of sexually abusing several former students at a Jewish school in Melbourne, clearing the way for her to stand trial after a six-year legal saga. Leifer is currently on a plane to Australia, Monday, Jan. 25, 2021. (AP Photo/Mahmoud Illean, File)
Selon des médias australiens, Malka Leifer fait face à 74 chefs d'accusation d'abus sexuels sur des fillettes. S'étant enfuie d'Australie en 2008, elle a été arrêtée en Israël en 2018 (archive, février 2018).
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Un communiqué du ministère a «confirmé l'expulsion», après que des médias israéliens ont indiqué que Mme Leifer, une Israélienne, avait embarqué tôt lundi matin à bord d'un avion en direction de l'Australie.

Selon des médias australiens, elle fait face à 74 chefs d'accusation d'abus sexuels sur des fillettes.

Son extradition intervient quelques heures avant la suspension des vols internationaux depuis et vers l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, dans le cadre de nouvelles mesures sanitaires visant à limiter la propagation de variants du coronavirus.

Mme Leifer s'était enfuie d'Australie en 2008 après le dépôt d'une plainte contre elle par une ancienne élève.

Tensions entre Israël et l'Australie

Selon des médias israéliens, elle vivait avec sa famille dans la colonie israélienne d'Immanuel, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Elle avait été arrêtée en 2018.

Israël avait autorisé mi-décembre son extradition après le rejet par la Cour suprême israélienne d'un recours de Mme Leifer, mettant fin à six années de bataille judiciaire.

«Après de nombreuses années, après une tentative abjecte de se faire passer comme mentalement malade et, à la lumière du jugement de la Cour suprême, il est de notre devoir moral d'autoriser à ce qu'elle soit poursuivie en justice», avait affirmé le ministre de la Justice alors en poste, Avi Nissenkorn.

L'affaire avait provoqué des tensions entre Israël et l'Australie, deux pays alliés.

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ATS