«Maison des horreurs»Japon: le tueur en série qui repérait ses proies sur Twitter a été exécuté
ATS
27.6.2025 - 06:24
Un condamné à mort a été exécuté par pendaison au Japon, première application de la peine capitale depuis juillet 2022 dans le pays, ont annoncé vendredi plusieurs médias. Il s'agit d'un tueur en série de 34 ans condamné en 2020 pour le meurtre de neuf personnes commis en 2017.
DOSSIER - Takahiro Shiraishi quitte un commissariat de police à Hachioji, dans la banlieue de Tokyo, en novembre 2017. (Takuya Inaba/Kyodo News via AP, dossier)
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27.06.2025, 06:24
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Takahiro Shiraishi visait les internautes qui évoquaient des projets suicidaires en ligne en leur disant qu'il pouvait les aider et même mourir à leurs côtés. Il avait reconnu avoir tué ses victimes, toutes des femmes sauf une.
Lors du procès, ses avocats avaient plaidé pour la perpétuité, estimant que ses victimes, âgées de 15 à 26 ans, avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux et avaient ainsi consenti à leur mort.
Maison des horreurs
Le tribunal n'avait pas retenu cet argument, jugeant que l'affaire a «provoqué une grande anxiété dans la société», et l'avait condamné à la peine de mort par pendaison, seule pratique utilisée au Japon pour la peine capitale. Il avait renoncé à faire appel.
Le condamné avait démembré les cadavres et les avait stockés dans son appartement de Zama, dans la grande banlieue sud-ouest de Tokyo.
Le 31 octobre 2017, la police avait découvert chez lui une véritable maison des horreurs: 240 morceaux de restes humains cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de masquer les odeurs de putréfaction.
Ciseaux, couteaux, une scie et divers outils de menuiserie avaient été retrouvés à son domicile. Cette affaire avait choqué le Japon, pays où le taux de criminalité est très faible.
«Bourreau professionnel»
La police l'avait arrêté alors qu'elle enquêtait sur la disparition d'une jeune femme de 23 ans, dont le frère avait pu se connecter à son compte Twitter, où il avait remarqué des échanges avec un compte suspect, lequel s'était avéré être l'un de ceux qu'utilisait le condamné pour se présenter comme un «bourreau professionnel».
Avant de devenir un meurtrier, cet homme à l'apparence ordinaire et effacée avait travaillé pendant quelques années comme recruteur de jeunes femmes pour des clubs pour adultes à Kabukicho, le grand quartier rouge de Tokyo.