Colmar

Jeune femme grièvement blessée: le tireur mis en examen

ATS

6.6.2022 - 20:13

L'homme était muni d'une arme de chasse de calibre 12 (illustration).
ATS

Le sexagénaire alcoolisé qui a grièvement blessé avec un fusil dimanche à Colmar en France une jeune militaire qui célébrait avec des proches un anniversaire a été mis en examen lundi pour tentative d'homicide volontaire, a annoncé la parquet. Le tireur jugeait que le groupe de personnes faisait trop de bruit.

ATS

6.6.2022 - 20:13

La victime, une militaire de 22 ans, était «toujours hospitalisée dans un état grave avec un pronostic vital toujours engagé» lundi en début de soirée, a indiqué dans un communiqué la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard.

Cet homme de 62 ans, sans antécédents judiciaires, a été déféré lundi après-midi à l'issue de sa garde à vue et mis en examen par un juge d'instruction pour tentative d'homicide volontaire, a-t-elle précisé à l'AFP.

Le parquet a par ailleurs requis son placement en détention provisoire, dans l'attente de la décision du juge des libertés et de la détention qui doit se prononcer lundi soir, a poursuivi la magistrate dans son communiqué. Le drame est survenu dimanche vers 01h00.

Intentions à déterminer

«De nombreux témoins ont été entendus. Il apparaît que le mis en cause est descendu de son domicile à deux reprises dans la soirée pour faire cesser le bruit et la musique», a expliqué Mme Sorita-Minard. Samedi, elle avait indiqué qu'il était sorti, «apparemment excédé par le bruit d'un groupe de personnes (...) en face de chez lui».

Selon le quotidien régional L'Alsace, la victime, qui servirait au régiment de marche du Tchad (RMT) de Meyenheim (Haut-Rhin), au sud de Colmar, célébrait alors un anniversaire avec des proches, dont plusieurs sont également militaires. Lors de sa seconde sortie, l'auteur du coup de feu «s'est muni d'une arme de chasse de calibre 12 qu'il avait acquise il y a quelques mois et qu'il avait préalablement chargée», a poursuivi la procureure.

«Le tir est apparemment intervenu alors que des personnes lui demandaient de se défaire de l'arme et tentaient de le désarmer. Le mis en cause, fortement alcoolisé, indique ne pas se souvenir des détails d'une partie de la soirée», a relaté Mme Sorita-Minard. L'information judiciaire devra notamment déterminer «les intentions du mis en cause quand il est descendu armé, son discernement au moment des faits» et «les conditions précises dans lesquelles l'arme a été utilisée», a souligné la procureure.

ATS