Huilé

L'enlèvement a été conçu «comme une opération militaire»

ATS

18.4.2021 - 16:30

Les auteurs présumés de l'enlèvement de la petite Mia ont conçu le rapt «comme une opération de type militaire» conduite «de manière déterminée», a déclaré le procureur de la République de Nancy François Pérain. La fillette a été retrouvée dimanche à Sainte-Croix (VD).

ATS

18.4.2021 - 16:30

Die Instant-Messaging- und Social Media-Apps: Facebook, WhatsApp, Instagram, Threema und Signal auf einem Smartphone, fotografiert am Donnerstag, 14. Januar 2021, in Zuerich. (KEYSTONE/Christian Beutler)
Les suspects se sont rencontrés sur les réseaux sociaux: «Ils sont contre l'Etat et mobilisés contre ce qu'ils appellent la dictature sanitaire», indique le procureur de Nancy. (image d'illustration)
KEYSTONE

Les suspects, dont cinq sont en cours de présentation à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen, avaient baptisé leur action, «opération Lima», a-t-il précisé lors d'une conférence de presse à Nancy. Un sixième est en cours d'identification, a-t-il indiqué.

«L'expédition» a été organisée avec une phase préparatoire», a détaillé le procureur de la République de Nancy. Pendant cette phase, l'un des protagonistes, surnommé «Bouga» sur les réseaux sociaux, avait «acheté des talkie-walkies et des téléphones portables».

«Un budget de 3000 euros a été dégagé pour assurer les frais courants, l'essence, les péages... mais également pour qu'une partie de cet argent soit remise à la mère de l'enfant», a-t-il encore relaté.

Rencontre sur les réseaux sociaux

Les suspects, «plutôt insérés socialement et qui ne sont pas connus de la justice», se sont «rencontrés via les réseaux sociaux et partagent une même communauté d'idées», a poursuivi le magistrat. «Ils sont contre l'Etat et mobilisés contre ce qu'ils appellent la dictature sanitaire», a-t-il encore indiqué.

Mia, 8 ans a été enlevée mardi dans les Vosges au domicile de sa grand-mère maternelle. Elle a été retrouvée dimanche «en bonne santé» et en compagnie de sa mère qui avait commandité son enlèvement dans une usine transformée en squat à Sainte-Croix.

Un responsable de la gendarmerie a rendu hommage au «travail de fourmi» des policiers suisses et salué la «parfaite collaboration» entre la France et la Suisse. Le procureur a de son côté salué la qualité du travail du ministère public fribourgeois.

ATS