L'OMS est opposée la vaccination obligatoire contre le Covid-19

ATS

7.12.2020 - 20:06

Tedros Adhanom Ghebreyesus, Director General of the World Health Organization (WHO), informs to the media about the update on the situation regarding the novel coronavirus (2019-nCoV), during a press conference, at the World Health Organization (WHO) headquarters in Geneva, Switzerland, Wednesday, February 5, 2020. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
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Source: KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué lundi que la vaccination contre le Covid-19 ne devait pas être rendue obligatoire, sauf dans des circonstances professionnelles spécifiques. Selon l'OMS, mieux vaut expliquer les avantages des vaccins plutôt que de les rendre obligatoires.

L'arrivée des vaccins est «une bonne nouvelle», a souligné Michael Ryan, directeur des questions d'urgence sanitaire à l'OMS, en conférence de presse, en soulignant qu'il faut mieux expliquer les «avantages» des vaccins plutôt que de rendre obligatoire la vaccination.

«Je ne pense pas que l'obligation soit la voie à suivre», a renchéri Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'OMS, en indiquant que l'expérience a montré que lorsque des pays ont voulu rendre obligatoires certains vaccins, cela n'a pas eu les effets escomptés. «Je ne pense pas que nous envisagions que des pays rendent obligatoire la vaccination» contre le Covid-19, a-t-elle insisté.

Mais «il peut y avoir certaines situations dans des pays dans lesquels il y a des circonstances professionnelles pour lesquelles il serait nécessaire ou fortement recommandé de se faire vacciner», a-t-elle ajouté, en citant «certains emplois professionnels dans les hôpitaux».

Travailleurs de la santé d'abord

De son côté, le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé les pays qui prévoient «de déployer les vaccins dans les semaines et les mois à venir» à «vacciner en priorité ceux qui en ont le plus besoin» car le nombre de vaccins sera limité dans un premier temps.

L'OMS recommande ainsi de vacciner d'abord les travailleurs de la santé à haut risque d'infection, et les personnes les plus exposées à des maladies graves ou à la mort en raison de leur âge.

A mesure que le nombre de doses disponibles augmentera, l'OMS recommande de vacciner également les personnes «présentant un risque plus élevé de maladie grave en raison de leurs antécédents médicaux et les groupes marginalisés à risque plus élevé», a détaillé le directeur général de l'OMS.

Pour éviter que les pays les plus riches n'achètent toutes les doses de vaccins qui dans les premiers mois ne seront disponibles qu'en quantités limitées, l'OMS a mis en place un mécanisme appelé ACT-Accelerator qui doit permettre de distribuer équitablement les vaccins et autres traitements éventuels.

Mais pour cela il faut 4,3 milliards de dollars immédiatement, selon l'OMS, qui déplore le manque de fonds reçus. «A l'heure actuelle, il y a un trop grand écart entre le discours et la réalité ... afin de permettre à l'accélérateur de la loi de produire des résultats», a indiqué M. Tedros.

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