La confiance dans les autorités aide à faire passer la 5G

stsc, ats

27.9.2021 - 11:01

Moins une personne a confiance dans les autorités, plus elle est susceptible d'être d'avis que les risques liés à la 5G sont élevés. C'est la conclusion d'une étude représentative menée auprès de 3000 personnes par l'Université de Bâle.

stsc, ats

27.9.2021 - 11:01

An antenna mast with a 5G antenna, below, and a 4G antenna, above, in Bern, Switzerland, on March 26, 2019. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Ein Antennenmast mit einer 5G Antenne, unten, und einer 4G Antenne, oben, am 26. Maerz 2019 in Bern. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)
Le terme 5G est chargé d'émotions et divise les esprits: si certains se réjouissent de cette nouvelle technologie, d'autres la rejettent avec véhémence.
KEYSTONE

Le sentiment d'être impuissant face aux radiations et la perception d'une hypersensibilité électromagnétique provoquent également le sentiment de risques plus élevés, indique le psychologue bâlois Renato Frey, de l'Université de Bâle, dans une étude publiée dans la revue Psychological Science.

Le terme 5G est chargé d'émotions et divise les esprits: si certains se réjouissent de cette nouvelle technologie, d'autres la rejettent avec véhémence. Jusqu'à présent, il n'existait pas de données empiriques sur la fracture de la société à propos de la 5G et sur ses causes psychologiques, indique lundi l'Université de Bâle.

Perception et cause des risques

Pour son étude, soutenue par l'Office fédéral de l'environnement et le Fonds national suisse de la recherche scientifique, le psychologue bâlois a examiné de manière systématique les différences de perception des risques et ce qui en est la cause.

Selon l'étude réalisée à la fin de 2019, près des deux tiers des personnes interrogées (65%) associent cette technologie à un risque moyen à élevé et autant déclarent n'y voir que peu ou pas d'avantages personnels. Toutefois, 61% jugent que la 5G présente des avantages pour la société et 76% pour l'économie.

Renforcer la réglementation et la recherche

Une très nette majorité estime qu'il était nécessaire de renforcer la réglementation (74%) et la recherche (90%). Si la norme de téléphonie mobile 5G avait fait l'objet d'un vote au moment de l'enquête, 52% des personnes interrogées auraient voté «non».

Renato Frey a recontacté les mêmes participants à l'étude en février 2020, car entretemps, l'Office fédéral de l'environnement a présenté une expertise complète avec des faits scientifiques sur la 5G. Il a constaté que la présentation des faits ne semble pas avoir d'effet direct sur la perception des risques.

Il est utile de comprendre les mécanismes psychologiques qui sous-tendent la perception des risques. Cela permettrait de promouvoir des débats éclairés sur les avantages et les risques des nouvelles technologies telles que la 5G, estime Renato Frey.

stsc, ats