Faiblesses «artisanales et organisationnelles»La police admet ses erreurs – 600 amendes remises en question !
SDA
26.3.2026 - 13:28
Après des contrôles au flash controversés au Kerenzerberg, la police glaronaise admet des défauts. Elle ne voit toutefois pas de manipulations punissables.
Plus de 1000 radars sont en service en Suisse.
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Keystone-SDA
26.03.2026, 13:28
26.03.2026, 15:12
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La police cantonale glaronnaise a publié jeudi les résultats d'une enquête interne sur des contrôles de vitesse controversés au Kerenzerberg. Elle reconnaît des faiblesses "artisanales et organisationnelles" dans le travail de la police.
«Des erreurs ont été commises», a déclaré le commandant de police Richard Schmidt devant les médias. Aucune infraction pénale n'a toutefois été commise. L'accusation de manipulation n'a pas été confirmée.
L'enquête a été déclenchée par des contrôles de vitesse effectués à Pâques 2021 sur le Kerenzerberg, qui ont débouché sur des procédures judiciaires.
Quelque 600 usagers de la route avaient alors été verbalisés pendant trois jours fériés. Sept d'entre eux se sont défendus par voie juridique. Ils critiquaient notamment l'emplacement des panneaux de réduction de la vitesse à 50 km/h et leur mauvaise visibilité dans un virage en épingle à cheveux.
La Cour suprême glaronnaise a finalement constaté des informations contradictoires de la police cantonale ainsi qu'une documentation insuffisante de la situation routière. En outre, une photo figurant dans le dossier du tribunal, qui devait montrer la situation de l'époque en matière de limitation de vitesse en raison d'un chantier, avait peut-être été manipulée par la police. C'est pourquoi la police cantonale a ouvert une enquête interne.
Normes policières non respectées
Il ressort maintenant du rapport d'enquête que la photo montre certes l'emplacement en question, mais qu'elle a été prise six mois avant les contrôles radar. Les investigations ont révélé d'autres irrégularités: la documentation de la signalisation était insuffisante, un plan de la rue avait été présenté de manière équivoque.
Les normes policières n'ont pas été respectées, a expliqué Schmidt. La police cantonale glaronnaise doit donc prendre des mesures. Les résultats révèlent «que les indications erronées sont dues à une situation de surcharge du travail de la police dans les procédures de recours». Le commandant n'a pas répondu aux questions concernant les conséquences sur le personnel.
Le tribunal parle d'un «travail de police douteux»
Selon la Cour suprême glaronaise, une ordonnance de l'Office fédéral des routes (OFROU) stipule qu'une photo doit être prise pour chaque contrôle de vitesse. «"Cela permet de garantir, notamment dans le cas d'une signalisation temporaire, qu'en cas de procédure pénale ultérieure, l'emplacement de la signalisation déterminante à l'époque soit clair",» indique le jugement du tribunal.
Une procureure, qui traitait le recours d'un usager de la route verbalisé, a regretté l'absence d'une photo correspondante dans le dossier. Elle en a donc demandé une.
Par la suite, la Cour suprême a toutefois constaté que la photo fournie ne pouvait pas avoir été prise pendant la période en question, autour de Pâques 2021. Les arbres sur la photo avaient trop de feuilles pour cela.
Le tribunal a donc supposé qu'il s'agissait d'une photo prise bien plus tard. Il a reproché à la police de ne pas avoir révélé la date de réalisation de la photo à la procureure. Le jugement précise qu'il n'est pas possible de déterminer avec certitude si la vitesse de 50 km/h était effectivement signalée à l'époque sur le tronçon en question, en raison d'un «travail aussi peu convaincant de la part d'un fonctionnaire de police».
Le policier a eu recours à une photo d'accident
Le rapport d'enquête interne de la police est arrivé à la conclusion que la photo n'a pas été prise ultérieurement. Au contraire, elle montre la signalisation correspondante six mois avant les contrôles de vitesse. Elle avait été prise parce qu'un accident de vélo s'était produit à l'époque juste à côté de la signalisation. Le collaborateur responsable de la police a remis cette photo sur demande du ministère public, sans révéler le moment où elle a été prise.
Le rapport d'enquête dresse le portrait d'un policier débordé, insuffisamment formé aux relations avec les autres autorités pénales et à la documentation des preuves. Il se serait efforcé en premier lieu de répondre le plus rapidement possible aux demandes des autres autorités pénales. Le rapport d'enquête constate que la rapidité a pris le pas sur la diligence. La question d'un comportement fautif relevant du droit pénal a été examinée et, du point de vue de la police cantonale, la réponse a été négative.
L'affaire est pendante devant le Tribunal fédéral
Le cas concernant les contrôles de vitesse au Kerenzerberg est actuellement encore en suspens au Tribunal fédéral.
Le commandant de police Schmidt ne s'est pas exprimé jeudi sur l'affaire judiciaire. Des remboursements ne sont pas exclus. Les amendes infligées à quelque 600 usagers de la route pourraient avoir été infligées de manière illégale.