Agressé ?

Le collaborateur du centre de vaccination a inventé son agression

ATS

19.1.2022 - 19:23

Le collaborateur d'un centre de vaccination de Munster, en Alsace, a reconnu avoir menti après avoir affirmé avoir été «violemment agressé» par trois personnes début janvier. Il a été placé en garde à vue, a annoncé mercredi le parquet de Colmar.

L'homme avait affirmé avoir été agressé à la fermeture du centre de vaccination de Munster. Il sera soumis à une expertise psychiatrique (image d'illustration).
ATS

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19.1.2022 - 19:23

«Face à un certain nombre de contradictions entre les constatations faites et les déclarations du plaignant, ce dernier a été ré-entendu (mercredi) matin et a indiqué avoir menti: il n'a pas été agressé, mais s'est auto infligé les blessures qui ont été constatées par les médecins», a indiqué dans un communiqué la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard.

L'homme a été placé en garde à vue pour «dénonciation mensongère d'un délit imaginaire», des faits passibles de 6 mois de prison et 7500 euros d'amende.

Un "mal-être" à l'origine de cette mise en scène

Il a indiqué «s'être blessé lui-même volontairement à l'aide d'une seringue et d'un cutter personnels (...) et en se donnant des coups avec les poings sur la cuisse», a poursuivi la magistrate. Il a expliqué son geste «par un mal-être qu'il ressent» et «qui l'aurait incité à cette mise en scène».

Sa garde à vue a été levée par la procureure qui a diligenté «une expertise psychiatrique» et «une enquête de personnalité, afin de pouvoir donner à cette affaire les suites pénales adaptées», a-t-elle indiqué.

Cet homme avait affirmé le 8 janvier avoir été agressé à la fermeture du centre de vaccination de Munster, vers 20h00. Une enquête de flagrance pour «violences en réunion avec arme et avec préméditation» avait été ouverte.

La prétendue agression avait suscité une forte émotion dans la vallée de Munster et bien au-delà en France. Dans un communiqué commun, le préfet du Haut-Rhin et la directrice générale de l'Agence régionale de Santé (ARS) du Grand Est avaient dénoncé «un acte inacceptable».

ATS