Pro Natura

Le lérot est l'animal de l'année 2022

ats

2.1.2022 - 09:57

Le lérot a été choisi comme animal de l'année 2022 par Pro Natura. En désignant ce rongeur, cousin du loir, l'organisation de protection de l'environnement appelle à une meilleure protection de la nature sauvage, notamment en forêt.

Masque noir, queue qui se termine par un balai de poils, grandes oreilles: le lérot est reconnaissable entre mille.
Masque noir, queue qui se termine par un balai de poils, grandes oreilles: le lérot est reconnaissable entre mille.
ATS

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2.1.2022 - 09:57

Le lérot, qui ne vit qu'en Europe, hiberne actuellement. Mais de plus en plus de ces rongeurs sont menacés d'un réveil difficile au printemps, alerte dimanche Pro Natura dans un communiqué. En effet, lorsque le lérot sort de sa cachette en avril, il ne trouve souvent ni forêts naturelles ni paysages ruraux diversifiés.

Au XIXe siècle, le lérot était encore présent dans toutes les régions de Suisse. Il était même plus répandu que le loir. Grâce à sa capacité d'adaptation d'espèce liée aux cultures, il a survécu au recul de la forêt naturelle, son habitat d'origine. Il a trouvé un habitat de substitution dans les paysages cultivés traditionnels avec de grands jardins, des pâturages boisés, des haies et de vastes vergers à hautes tiges.

Mais depuis quelques décennies, la population de lérots enregistre une forte diminution. C'est pourquoi il figure aujourd'hui sur la Liste rouge mondiale des espèces menacées (catégorie «presque menacé"). En Suisse, il est encore considéré comme «non menacé», bien qu'il existe désormais des lacunes considérables dans son aire de répartition, relève Pro Natura.

Pour assurer la survie du lérot et des quelque 25'000 espèces qui dépendent des espaces sauvages en forêt, l'organisation de défense de la nature appelle la Confédération et les cantons à créer davantage de réserves forestières.

A la fin 2018, à peine 6,3% de la surface forestière suisse était protégée au sein de réserves forestières. Cette part devrait passer à 10% d'ici à 2030. Des efforts jugés «profondément insuffisants dans un contexte d'effondrement de la biodiversité» par l'organisation.

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