Le monde fête un deuxième Nouvel An sous l'ombre du Covid-19

ATS

1.1.2022 - 11:32

Le monde célèbre samedi le passage à 2022 avec des festivités souvent restreintes, sur fond d'explosion des contaminations au Covid-19. En Inde, 12 personnes sont mortes dans un mouvement de foule lors de traditionnelles prières du Nouvel An.

15'000 personnes, au lieu des 60'000 habituelles, ont assisté au lâcher de la boule à Times Square, à New York.
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1.1.2022 - 11:32

Le cap symbolique du million de cas quotidiens de coronavirus dans le monde a été franchi dans les dernières heures de l'année 2021, après l'émergence du variant Omicron, particulièrement contagieux, selon un décompte de l'AFP. Officiellement, plus de 5,4 millions de personnes sont mortes depuis que le virus a été identifié pour la première fois en Chine en décembre 2019.

La Grande-Bretagne, les Etats-Unis et même l'Australie, longtemps restée à l'abri de la pandémie, battent des records de nouveaux cas. Et la France a annoncé à son tour jeudi qu'Omicron était désormais majoritaire sur son territoire. Toutefois, dans ses voeux à la nation, le président français Emmanuel Macron s'est déclaré «résolument optimiste», souhaitant que 2022 soit aussi «l'année de sortie de l'épidémie».

Les îles Kiribati, dans le Pacifique, ont été les premières à célébrer la nouvelle année à partir de 11h00 vendredi. Dans le Cachemire indien, une bousculade vers 02h45 locales (22h15 heure suisse) a fait au moins 12 morts et treize blessés dans le sanctuaire de Mata Vaishno Devi, l'un des sanctuaires hindous les plus fréquentés du nord de l'Inde.

«Le bilan pourrait être plus lourd car la route menant au sanctuaire situé au sommet d'une colline était bondée de fidèles qui tentaient de s'y rendre à l'occasion des traditionnelles prières du Nouvel An», a indiqué un représentant des autorités.

Restrictions à cause du Covid-19

De Séoul à Mexico et San Francisco, de nombreuses festivités ont été, une nouvelle fois, annulées ou sévèrement encadrées. A Paris, où le traditionnel feu d'artifice de la Saint-Sylvestre a été annulé, des milliers de touristes et de badauds – beaucoup moins nombreux qu'avant la pandémie – ont déambulé sur l'avenue des Champs-Elysées, bordée d'arbres scintillants, où les policiers contrôlaient le port du masque, à nouveau obligatoire.

En plein coeur de Madrid, le traditionnel rassemblement à la Puerta del Sol a réuni quelque 7000 personnes pour avaler des grains de raisin au son des douze coups de minuit. A Sydney, ville qui se vante habituellement d'être la «capitale mondiale du Nouvel An», la foule était inhabituellement peu nombreuse sur le port pour assister au traditionnel feu d'artifice.

A Dubaï (Emirats arabes unis), 36 feux d'artifice sur 29 sites ont embrasé la ville. Les fêtards se sont rassemblés dès le début de la soirée pour assister au spectacle de la plus haute tour du monde, la Burj Khalifa.

Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé par la pandémie après les Etats-Unis, Rio de Janeiro a réduit la voilure pour ses célébrations, qui attirent annuellement trois millions de touristes sur la célèbre plage de Copacabana. Cette année, les concerts ont été annulés, l'accès au quartier restreint, et la pluie de l'été tropical s'est invitée.

Vendredi, trois heures avant l'entrée dans 2022 et les 16 minutes de feux d'artifice au-dessus de la baie, seul un nombre limité de fêtards – pour la plupart habillés de blanc comme le veut la tradition – avaient répondu présent.

Lâcher de la boule à Times Square

A New York, les fêtards ont commencé à se regrouper vendredi soir sur l'emblématique Times Square, au coeur de Manhattan, pour assister au compte à rebours juste avant minuit et au lâcher de la boule et des confettis qui marque l'entrée dans la nouvelle année. Le maire Bill de Blasio avait promis que la fête aurait lieu mais avec seulement 15'000 personnes sur Times Square au lieu de 60'000, toutes masquées et vaccinées.

Le président américain Joe Biden a appelé vendredi à l'unité dans un message vidéo: «Alors que nous entrons dans la nouvelle année, je suis plus optimiste sur l'avenir de l'Amérique que je ne l'ai jamais été (...) Chaque crise à laquelle nous avons été confrontés, nous l'avons transformée en une opportunité d'être une nation plus forte et meilleure».

En Russie, le président Vladimir Poutine dans ses voeux télévisés, a évoqué l'épidémie de Covid-19, sans citer le chiffre de plus de 600'000 morts établi la veille par l'agence nationale des statistiques – deux fois plus que le chiffre communiqué par le gouvernement -, qui place le pays parmi les plus endeuillés au monde.

Les experts espèrent que l'année 2022 marquera une nouvelle phase, moins meurtrière, de la pandémie. La distribution de vaccins à environ 60% de la population mondiale laisse entrevoir une lueur d'espoir, bien que certains pays pauvres n'y aient toujours qu'un accès limité et qu'une frange de la population y reste réticente.

Mais l'Organisation mondiale de la santé prévoit de prochains mois éprouvants. Son chef, Tedros Adhanom Ghebreyesus, disant redouter qu'Omicron «plus transmissible, circulant en même temps que Delta, entraîne un tsunami de cas».

ATS