Belgique

Le mythe du bourgmestre de Verviers renforcé

ATS

1.9.2020 - 19:37

Le coffret a été retrouvé dans la fontaine érigée en l'honneur de Pierre David.
Source: Wikipedia

L'histoire du coeur de l'ancien bourgmestre conservé par la ville depuis 1839 faisait partie de la légende à Verviers (Belgique). Elle s'est encore renforcée avec la découverte d'un coffret censé renfermer la relique.

La découverte remonte au 20 août. Elle a été faite dans la fontaine érigée en l'honneur de Pierre David (1771-1839), à l'occasion de la restauration de ce monument du XIXe siècle, a expliqué à l'AFP Angélique Koop, porte-parole de cette municipalité francophone de l'est du pays.

«Dans une cavité obstruée par une pierre on est tombé sur ce coffret métallique gravé», raconte-t-elle. L'inscription qui y figure est éloquente: «Le coeur de Pierre David a été solennellement déposé dans le monument le 25 juin 1883».

Selon le récit officiel de la ville, Pierre David, bourgmestre de Verviers au moment de la création de la Belgique en 1830, était tellement aimé de la population qu'il a été décidé, après son décès accidentel en 1839, de prélever son coeur pour le conserver à l'hôtel de ville... Puis dans la fontaine prévue en son honneur, dont la construction sera achevée 44 ans plus tard.

Héraut de la transparence

Avant de réintégrer le monument, la boîte renfermant le coeur – qui ne sera pas ouverte «par respect pour le défunt et sa famille» – est exposée jusqu'au 20 septembre au musée des Beaux-Arts de Verviers. Cette découverte est l'occasion de retracer avec tableaux et photos d'époque, la vie de cet homme considéré comme un héros local qui dirigeait sa ville avec fermeté et en toute transparence.

Pierre David avait été élu le 26 octobre 1830 à une majorité écrasante, devenant «le premier bourgmestre verviétois après la révolution de 1830 et l'avènement de la Belgique». Ce fabricant de draps avait ensuite fait placer sur le fronton de l'hôtel de ville l'inscription «Publicité, sauvegarde du peuple».

Pour lui «tout ce qui est d'intérêt public, tout ce qui concerne le sort du peuple, devait être rendu public», souligne-t-on à la mairie.

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ATS