Le Sénat français refuse d'étendre le pass sanitaire jusqu'à l'été

ATS

29.10.2021 - 08:52

Le Sénat français, dominé par l'opposition de droite, a refusé jeudi d'étendre jusqu'au 31 juillet 2022 le recours au «pass sanitaire» contre l'épidémie de coronavirus. Il a engagé un bras de fer avec la majorité du président Emmanuel Macron.

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29.10.2021 - 08:52

epa09407159 French police officers control customers' health passes at a bar in Paris, France, 09 August 2021. Starting from 09 August, the Covid-19 pass will be required in France to access cafes, restaurants, long-distance travel and, in some cases, hospitals. It was already in place for cultural and recreational venues, including cinemas, concert halls, sports arenas and theme parks with a capacity for more than 50 people. EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON
Ce pass conditionne depuis le 9 août l'accès à nombre d'espaces de sociabilité, comme les bars et les restaurants. Depuis le 30 août, il est aussi imposé aux 1,8 million de salariés en contact du public. (archives)
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Le Sénat a décidé, par 158 voix contre 106, de n'étendre le «pass sanitaire» que jusqu'au 28 février, remaniant un projet de loi adopté par les députés le 21 octobre. Députés et sénateurs tenteront de s'accorder la semaine prochaine sur une version commune. En cas d'échec, l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement, aura le dernier mot.

Le «pass sanitaire» français contre le Covid-19 restreint l'accès à de nombreux lieux publics comme les bars, cafés, cinémas ou transports de longue distance. Il est délivré aux personnes totalement vaccinées ou présentant un test négatif récent.

Ce pass conditionne depuis le 9 août l'accès à nombre d'espaces de sociabilité, comme les bars et les restaurants. Depuis le 30 août, il est aussi imposé aux 1,8 million de salariés en contact du public.

Ne pas «jouer à la roulette russe»

Refusant de donner «un blanc-seing» au gouvernement, les sénateurs ont ramené l'échéance du «pass sanitaire» du 31 juillet au 28 février, date de suspension prévue des travaux parlementaires avant les élections présidentielle et législatives du printemps 2022.

«Trois mois et demi ça va, huit mois et demi c'est trop», a estimé le sénateur de droite Philippe Bas. A charge au gouvernement de revenir devant le Parlement pour poursuivre au-delà, si la situation sanitaire l'exigeait. La centriste Nathalie Goulet a quant à elle jugé la date du 28 février «raisonnable», refusant de «jouer à la roulette russe» en donnant «les pleins pouvoirs» à un nouveau président non encore élu.

Comme partout en Europe, l'épidémie de Covid-19 connaît un rebond en France à l'entrée dans la saison froide. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a confirmé mercredi «une reprise légère mais sensible», avec 5400 cas détectés par jour en moyenne, tout en estimant que la France pouvait espérer «un hiver relativement serein» grâce à son taux de vaccination d'environ 80%.

ATS