Voiture-bélier à LeipzigLe suspect avait été «hospitalisé de son plein gré» en psychiatrie
ATS
5.5.2026 - 11:52
L'homme qui a fauché des passants lundi à Leipzig, faisant deux morts, avait été hospitalisé en psychiatrie jusqu'à fin avril, ont annoncé les autorités allemandes. Celles-ci ont exclu tout mobile politique à son acte.
L'auteur présumé des faits a foncé vers 16h45 locales dans une rue piétonne du centre-ville de Leipzig, bordée de commerces, et longue d'environ 500 m.
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Keystone-SDA
05.05.2026, 11:52
05.05.2026, 16:43
ATS
Ce ressortissant allemand de 33 ans, arrêté la veille après sa course meurtrière, doit être encore présenté à un juge dans la journée. Le ministère de la Santé de Saxe, la région où les faits ont eu lieu, a fait savoir que le suspect avait été «hospitalisé de son plein gré» en psychiatrie il y a peu et «libéré fin avril».
Cette hospitalisation était intervenue après un appel de cet homme et une intervention des forces de l'ordre, ont précisé la police et le parquet dans un communiqué. Ces faits faisaient eux-mêmes suite à des «menaces» et des «infractions portant atteinte à l'honneur dans son entourage social».
«Aucun danger»
Le ministère de la Santé a relevé que «pendant la durée de son séjour à la clinique, il ne représentait aucun danger pour lui-même ni pour autrui. Il n'y avait donc aucune raison médicale d'empêcher ce patient, qui séjournait volontairement à la clinique, de quitter l'établissement».
Les enquêteurs ont exclu «un mobile politique ou religieux» mais évoqué un acte délibéré, une «Amokfahrt», une course motivée par une folie meurtrière. Une enquête pour meurtres et tentatives de meurtre est en cours.
L'auteur présumé des faits a foncé vers 16h45 heure locale lundi dans une rue piétonne du centre-ville de Leipzig, bordée de commerces et longue d'environ 500 m. Les deux morts sont un homme de 77 ans et une femme de 63 ans, selon les autorités qui ont donné mardi après-midi un premier bilan précis des blessés, au nombre de six et «âgés de 21 à 87 ans». Deux ont été «grièvement» atteints.
Choc et émotion
Mardi en début d'après-midi, des policiers barraient encore la rue où les faits se sont déroulés et y étaient à la recherche d'indices. Des anonymes ont, quant à eux, déposé des fleurs et des bougies au pied d'un monument et d'une église du quartier.
«J'ai simplement de la peine pour les gens, pour ce qui leur est arrivé», raconte à l'AFP Heidi Reinstorf, 32 ans, qui essuie encore ses larmes. Etudiant à l'université située non-loin de là, Dalyan Unland, 20 ans, souligne que le drame s'est déroulé «là où je passe tous les jours».
Aucun plot, borne ou barrière n'était visible à l'entrée orientale de la rue piétonne qu'a empruntée le conducteur. Depuis l'attentat perpétré à Berlin en décembre 2016 par un Tunisien aux motivations jihadistes, qui avait foncé au volant d'un camion sur la foule, tuant 13 personnes, des attaques du même genre ont régulièrement traumatisé l'Allemagne. Certaines ont été commises pour des raisons politiques ou religieuses, d'autres par des déséquilibrés.