Excès de vitesseVoilà comment les chauffards étrangers poussent la justice à ses limites
Sven Ziegler
2.2.2026
Les excès de vitesse étrangers causent régulièrement des problèmes sur les routes suisses. Dans le canton d'Uri par exemple, il est fréquent qu'ils ne se présentent pas au tribunal et échappent ainsi à l'exécution de la peine. L'A2, route de transit centrale vers le sud, est particulièrement touchée.
Les chauffards causent régulièrement des problèmes - et des absences.
DPA
Sven Ziegler
02.02.2026, 14:55
07.02.2026, 10:32
Sven Ziegler
Souvent, lorsque des conducteurs étrangers commettent des excès de vitesse massifs sur les autoroutes suisses, la procédure ne se termine pas par une amende payée. Comme le montrent des cas récents dans le canton d'Uri, de nombreuses personnes accusées ne se rendent pas aux audiences et sont finalement condamnées par contumace.
Ainsi, la police cantonale d'Uri a récemment arrêté plusieurs conducteurs étrangers sur l'autoroute A2. Deux conducteurs français ont été mesurés à 141 km/h sur un tronçon à 80 km/h, un conducteur italien roulait même à 149 km/h sur le même tronçon. Tous ont reçu une interdiction de conduire en Suisse et ont été signalés au ministère public d'Uri.
Procédure sans inculpé
En cas de délit de chauffard, une décision de justice est obligatoirement requise. Dans le canton d'Uri, c'est le tribunal de grande instance d'Uri qui est compétent. Mais les audiences se déroulent souvent en l'absence des conducteurs accusés. Comme le tribunal l'a expliqué à la «Luzerner Zeitung», les personnes domiciliées à l'étranger «ne se présentent régulièrement pas à l'audience principale» et sont jugées par défaut après une deuxième convocation.
Ce n'est que récemment qu'un homme originaire d'Albanie a été condamné de cette manière. Le tribunal a prononcé une peine de prison avec sursis d'environ six mois ainsi qu'une amende de près de 5000 francs. Reste à savoir si cette dernière sera payée un jour.
Les accords décident de l'exécution
Le fait que les peines puissent effectivement être exécutées dépend fortement du pays d'origine des condamnés. La Suisse ne dispose d'accords sur l'exécution transfrontalière qu'avec certains Etats. Un accord de ce type existe avec l'Allemagne depuis le 1er mai 2024: les autorités suisses peuvent y recouvrer les amendes à partir de 80 francs, et inversement, l'Allemagne exécute les amendes suisses à partir de 70 euros.
Des réglementations similaires s'appliquent également à des pays comme la France, l'Italie ou l'Autriche. La situation est plus difficile pour les pays sans accord, comme la Grande-Bretagne ou l'Albanie. Dans ces cas, les condamnés peuvent être signalés en vue de leur arrestation. S'ils sont arrêtés plus tard en Suisse, les amendes impayées doivent être réglées immédiatement, sinon ils risquent la détention.