Tourisme d'achatVoilà comment les commerçants allemands attirent les clients suisses
ai-scrape
8.5.2025 - 06:28
Les magasins allemands utilisent des méthodes créatives pour attirer les clients suisses malgré les nouvelles frontières douanières. Les politiques demandent des mesures plus strictes pour endiguer le tourisme d'achat.
Malgré la pluie et la réduction de moitié de la franchise douanière : des ruelles bondées dans le centre-ville de Constance.
Image :Keystone/Ennio Leanza
08.05.2025, 06:28
08.05.2025, 07:46
Depuis le début de l'année, de nouvelles règles douanières s'appliquent aux touristes suisses qui font leurs achats en Allemagne. La franchise a été réduite de moitié, à 150 francs par personne et par jour, afin de réduire le tourisme d'achat qui coûte chaque année des milliards au commerce de détail suisse.
Mais la réglementation présente des faiblesses, rapporte le «Blick» : ceux qui font leurs achats en groupe peuvent facilement multiplier la franchise, car elle s'applique par personne - même les bébés comptent.
Aux frontières, les douaniers rapportent que les voitures sont plus pleines, car plus de personnes voyagent afin de maximiser les franchises. Des covoiturages sont organisés, rapporte la «Neue Zürcher Zeitung», pour faire des achats en commun en Allemagne. Les commerçants allemands profitent habilement de cette situation et font de la publicité pour l'augmentation de l'exonération pour les familles.
Les campagnes publicitaires d'Edeka et de Marktkauf, qui attirent l'attention sur le tourisme d'achat à l'aide d'affiches et de bannières, sont particulièrement frappantes. Un exemple montre une voiture décapotable avec un drapeau suisse et une famille qui salue joyeusement, accompagnée du slogan : «Acheter ensemble, économiser ensemble».
Avec un cabriolet plein et un drapeau suisse : c'est ainsi que des détaillants comme Edeka incitent les Suisses à faire leurs courses en Allemagne.
Image :Screenshot Blick
Supprimer complètement la franchise douanière ?
Sandra Stadler, présidente du parti thurgovien Mitte, avait prévu cette évolution. Elle critique le fait que les chasseurs de prix traversent tout simplement plus souvent la frontière ou utilisent de plus grosses voitures pour emmener plus de personnes. Stadler demande que la franchise soit encore abaissée ou totalement supprimée afin d'endiguer le tourisme d'achat.
Les cantons de Thurgovie et de Saint-Gall avaient déjà demandé la suppression totale de la franchise. La réduction actuelle à 150 francs était un compromis. Walter Schönholzer, directeur de l'économie publique du canton de Thurgovie, a annoncé qu'il observerait les effets de la nouvelle réglementation et procéderait à des ajustements si nécessaire.
Stadler souligne qu'un nouveau durcissement de la réglementation n'a de sens que si le dédouanement peut être effectué de manière numérique afin d'éviter la bureaucratie. Elle met en garde contre le fait qu'il serait disproportionné de dédouaner même les plus petits achats.
Les mesures de la Confédération ne suffisent pas
Le débat sur le tourisme d'achat montre que les mesures de la Confédération ne suffisent pas à résoudre le problème. Les commerçants allemands exploitent habilement les faiblesses de la réglementation, tandis que la politique suisse cherche des solutions pour protéger le commerce de détail national.
Cet article a été rédigé à l'aide de l'intelligence artificielle (IA).