Les contrôleurs aériens entre ennui et concentration

clsi, ats

8.1.2021 - 12:20

Les services de navigation de Skyguide doivent traiter beaucoup moins de vols qu'à l'accoutumée en raison du coronavirus. Malgré un ciel vide, les aiguilleurs sont tenus de faire preuve d'une grande concentration.

Le logo et le batiment du centre de Skyguide a Geneve, ce vendredi 31 mars 2006. L'Office federal de l'aviation civile (OFAC) a donne un coup d'arret momentane au nouveau centre de controle de l'espace aerien superieur de Skyguide a Geneve. Il n'a pas acquis la certitude que les systemes sont surs. le projet n'est pas abandonne, mais retarde pour une duree indeterminee. Les 44 aiguilleurs du ciel zurichois deja arrives a Geneve vont devoir reprendre leurs activites a Zurich.(KEYSTONE/Martial Trezzini)
Le trafic actuel ne représente que 30% de celui d'un mois de janvier «normal», indique à Keystone-ATS la société de navigation aérienne Skyguide.
KEYSTONE

Bien que l'aéroport de Zurich ait été exceptionnellement plus fréquenté les jours précédents Noël, ses files d'enregistrement sont désormais pratiquement vides.

Le trafic actuel ne représente que 30% de celui d'un mois de janvier «normal», indique à Keystone-ATS la société de navigation aérienne Skyguide.

Bien que le volume soit faible, chaque vol doit être traité de manière sure et efficace, déclare le porte-parole de Skyguide. Les contrôleurs aériens doivent donc être prêts à réagir à tout moment, en dépit de l'ennui qui peut s'installer entre deux vols.

Impact sur les aiguilleurs en formation

La pandémie a également des conséquences sur les contrôleurs aériens en formation. Ceux-ci ne peuvent pas s'entraîner comme souhaité en raison du manque de trafic.

L'entreprise rencontre par ailleurs des difficultés financières. Les aiguilleurs sont toujours au chômage partiel.

Les 400 millions de francs versés par la Confédération ont permis à Skyguide de respirer un peu, affirme son porte-parole. Le gouvernement a toutefois exigé des mesures d'économie.

L'entreprise, qui emploie 1500 personnes, doit donc économiser entre 90 et 100 millions d'ici 2024. Elle doit, d'ici la fin de l'année, également présenter une solution pour que l'âge de la retraite des aiguilleurs passe de 56 à 60 ans.

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