Les suspects mis en examen et incarcérés

ATS

8.1.2022 - 23:51

Les deux suspects interpellés en France après une prise d'otages jeudi soir dans une entreprise d'horlogerie au Locle (NE) ont été mis en examen et placés en détention provisoire samedi, a indiqué le parquet de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Nancy.

Ein Polizist der Kantonspolizei Freiburg mit Handschellen am 15. Mai 2015 in Domdidier. (KEYSTONE/Lukas Lehmann)

A policeman of the Cantonal Police of Fribourg, Switzerland, shows some handcuffs in Domdidier, Switzerland, May 15, 2015. (KEYSTONE/Lukas Lehmann)
Agés de 35 et 45 ans, ces malfaiteurs originaires de la région Rhône-Alpes ont «déjà été condamnés pour de nombreux délits violents», a relevé la JIRS. (image d'illustration)
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ATS

8.1.2022 - 23:51

Une information judiciaire a été ouverte pour «crimes d'extorsion avec arme en bande organisée et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité» ainsi que plusieurs autres «délits violents» commis en France et en Suisse, a précisé la JIRS dans un communiqué.

Les deux suspects avaient tenté jeudi soir de cambrioler les coffres de la société locloise de polissage Calçada, après avoir pris en otages quatre personnes.

Une «alarme silencieuse» s'était déclenchée, lançant une opération de police, avait indiqué la police neuchâteloise. Surpris par l'arrivée d'un agent de sécurité, les malfaiteurs avaient alors pris la fuite sans emporter de butin, après avoir volé une voiture.

Avertis par leurs homologues helvétiques, les policiers du Doubs avaient repéré et poursuivi le véhicule qui s'était retrouvé dans une impasse à Pontarlier.

Déjà condamnés

«La BMW volée a percuté avec grande force le véhicule des policiers, qui a reculé de 10 mètres», avait expliqué le parquet de Besançon, qui s'est depuis dessaisi de l'affaire au profit de celui de Nancy.

Un policier avait «sorti son fusil mitrailleur et [avait] vidé les 30 munitions de son chargeur exclusivement sur le bloc moteur pour stopper le véhicule», ainsi que quatre munitions dans la vitre arrière de la voiture avec une arme de poing pour enfin réussir à stopper et interpeller ces suspects «cagoulés et armés» sans les blesser, selon le procureur de la République de Besançon.

L'un d'eux était en possession «d'un pistolet automatique prêt à l'emploi» et l'enquête se poursuit en étroite collaboration avec les autorités neuchâteloises, ont également indiqué les magistrats nancéiens.

Agés de 35 et 45 ans, ces malfaiteurs originaires de la région Rhône-Alpes ont «déjà été condamnés pour de nombreux délits violents», a ajouté la JIRS. Le plus âgé était sorti de prison en 2020 après une condamnation, dans la Loire, à 25 ans de réclusion criminelle, dont deux-tiers de sûreté, pour assassinat.

ATS