Dameurs des Alpes Vaudoises Les travailleurs de l'ombre au sommet pour un défilé peu commun!

Valérie Passello

6.2.2025

Les chauffeurs de dameuse des stations de Villars, Gryon et des Diablerets se sont réunis mercredi soir sur l’un des sommets iconiques du Chablais. Pas moins de 11 machines ont rallié le sommet du Grand Chamossaire.

Les dameuses de Télé-Villars-Gryon-Diablerets au sommet du Grand Chamossaire!

Les dameuses de Télé-Villars-Gryon-Diablerets au sommet du Grand Chamossaire!

Les chauffeurs de dameuse des stations de Villars, Gryon et des Diablerets se sont réunis mercredi soir sur l’un des sommets iconiques du Chablais.

06.02.2025

Rédaction blue News

Les chauffeurs de dameuse des stations de Villars, Gryon et des Diablerets se sont réunis mercredi soir sur l’un des sommets iconiques du Chablais. Les 11 machines ont convergé à la tombée de la nuit depuis les trois versants du domaine skiable pour se rejoindre en direction de l’arrête sommitale du Grand Chamossaire.

«Un moment magique qui restera gravé dans la mémoire des 25 chauffeurs œuvrant quotidiennement à la préparation des pistes», communique Télé-Villars-Gryon-Diablerets (TVGD).

«Les lisseurs de l'éphémère»

Lorsque la nuit tombe, les équipes de damage prennent leur poste depuis l’un des trois uniques villages vaudois reliés par des pistes de ski. La société exploitant les remontées mécaniques est équipée de 11 machines, quatre sur le versant des Diablerets, deux sur celui Gryon et cinq sur celui de Villars.

Leur mission: lisser les bosses et remonter la neige pour que le domaine soit en parfait état le lendemain. Mercredi soir, ceux que l'on appelle «les lisseurs de l’éphémère» se sont donc rejoints au sommet, à l'occasion du traditionnel souper des dameurs.

Bientôt des dameuses plus vertes?

Consciente de l'aspect polluant des dameuses, la station possède déjà trois modèles hybrides, qui permettent de réduire la consommation de carburant de ces engins de 10%. Si des modèles de dameuses électriques sont actuellement en test en France et qu'un prototype fonctionnant à l’hydrogène est en cours de développement, «la vraie solution pourrait cependant venir du type de carburant utilisé», estime TVGD.

Mélangé à du carburant ordinaire, le HVO (Hydrotreated Vegetable Oil) -un carburant diesel à base de biomasse, fabriqué avec des éléments tels que l’huile végétale usagée ou les déchets de l’industrie alimentaire- permettrait de réduire «d’au moins 25%» les émissions de Co2 liées au damage.

Parmi les 25 chauffeurs qu’emploie l’entreprise, plus de la moitié s’occupent aussi d’une exploitation agricole. «C’est un métier qui fait sens pour nous en termes de saisonnalité, mais également de compétences. Travailler la neige avec une dameuse de 5 mètres de large, ou la terre avec un tracteur de 10 tonnes sont des tâches assez similaires» explique Oscar Bonzon, agriculteur à Chesières et responsable du damage chez Télé-Villars-Gryon-Diablerets depuis plus de 20 ans.