Meurtre d'une prostituée en Suisse: l'accusé se défend

ats

10.12.2020 - 13:51

Image d'illustration
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Ti-Press / archives

Jugé depuis mercredi par la cour d'assises du Doubs pour le meurtre d'une prostituée, en 2016 en Suisse, l'accusé a affirmé jeudi que la jeune Roumaine avait été tuée par deux personnes non identifiées. L'avocat général a estimé cette version «pas possible».

L'accusé de 33 ans, qui avait été interpellé un an après les faits, a raconté sa rencontre avec une prostituée, près d'une autoroute à Sullens (VD), dans la nuit du 29 au 30 novembre 2016, fort de nombreux détails qu'il n'avait jamais évoqués avant. L'ancien agent de sécurité a affirmé que deux personnes avaient surgi en voiture alors qu'il venait d'avoir une relation tarifée avec la jeune femme de 18 ans.

«Le conducteur s'est avancé vers moi avec un pistolet. Il m'a dit de m'agenouiller et de garder la tête baissée au niveau du sol, c'est ce que j'ai fait», a-t-il déclaré, assurant ne pas avoir vu ce qu'il s'était passé. L'homme l'aurait ensuite menacé et lui aurait ordonné de «faire le nécessaire», le laissant seul avec la jeune femme qui gisait, morte, sur la route.

«Ce n'est pas possible ce que vous nous racontez ! «, a tancé l'avocat général, Etienne Manteaux, soulignant les incohérences chronologiques de son récit.

Après le meurtre, le trentenaire a «fui» en emportant le corps dans son coffre, en direction de Mouthe (Doubs), en France, où il habitait avec sa compagne et son fils d'un an et demi. Il soutient qu'il avait l'intention de se rendre à la gendarmerie mais que le véhicule des agresseurs le suivait et que, «dans la panique», il avait abandonné le cadavre dans la forêt communale du Frasnois (Jura français).

Du sang sur les mains

Son ancienne compagne, qui a témoigné mercredi, a raconté qu'elle l'avait vu rentrer avec «du sang sur les mains, sur son téléphone, sur son couteau». Il lui avait raconté qu'il avait «percuté un chevreuil et qu'il avait voulu l'achever».

Le corps de la victime a été retrouvé le 15 décembre 2016, nu et méconnaissable, les os du visage et les dents brisés par une multitude de coups. Le cadavre était également lardé de 26 coups de couteau.

Les enquêteurs de la gendarmerie ont écarté l'implication d'autres personnes dans la mort de la Roumaine, notamment parce que l'unique ADN retrouvé sur la victime est celui de l'accusé.

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