Moufles, jupe et bible géante: instants saugrenus à l'investiture de Biden

ATS

20.1.2021 - 21:46

La cérémonie d'investiture de Joe Biden s'est déroulée sans couacs et de manière solennelle. Elle a toutefois eu son lot de moments amusants ou insolites. En voici les principaux.

Moufles

Parmi les rares invités à la cérémonie d'investiture de Joe Biden, son ex-rival à la primaire démocrate, le sénateur «socialiste» Bernie Sanders, s'est distingué par sa tenue hivernale rustique, qui a instantanément fait le bonheur des réseaux sociaux.

Avec sa canadienne kaki et ses moufles tricotées à motifs, une enveloppe kraft glissée sous son bras, ce «grand-père du Vermont» avait un look de trappeur en contraste saisissant avec celui très formel des autres convives. Et a automatiquement été détourné en mèmes, des images humoristiques.

«Bernie est venu à l'investiture juste parce que c'était sur sa route pour aller chercher son ordonnance à la pharmacie», a raillé un internaute.

Sa femme Jane O'Meara Sanders a confié que la doudoune était un cadeau de Noël de leur fils: «Une doudoune du Vermont, des moufles du Vermont, le bon sens du Vermont!», a-t-elle salué.

Gaga de sa jupe

Une fois tous les convives installés et bien emmitouflés, Lady Gaga a entonné l'hymne national américain en brandissant un étincelant micro doré, une prestation qui a ému l'Amérique. La star de la pop a aussi médusé la galerie grâce à son ample jupe rouge bouffante, signée Schiaparelli, «parfaite» selon certains pour la distanciation sociale. Une jupe barrière ?

Bible XXL

Pour sa prestation de serment, Joe Biden a choisi de poser sa main gauche sur sa bible familiale du XIXe siècle, un volumineux grimoire aux pages jaunies par le temps dont se sont entiché les internautes.

Photographié sous certains angles, l'ouvrage semble avoir une taille démesurée. «Regardez-donc la taille de cette bible», s'est amusé un spectateur. «C'est de la police 72?», a rigolé un autre.

Un cow-boy au podium

Joe Biden une fois investi président, la foule réunie sur les marches du Capitole a assisté à une interprétation très solennelle de «Amazing Grace», par la star américaine de la country Garth Brooks, qui a viré à un numéro de rock.

Après sa performance, l'artiste d'ordinaire familier des publics conservateurs, oubliant peut-être un instant la pandémie, a coiffé son chapeau de cow-boy, sprinté sans masque au milieu de la foule hilare, avant de sauter dans les bras de l'ex-président républicain George W. Bush.

Une jeune poétesse

Vêtue de jaune, la tête coiffée d'une couronne rouge, la poétesse afro-américaine Amanda Gorman a captivé le public avec ses vers appelant à l'unité des Etats-Unis. Agée de 22 ans, la jeune femme originaire de Los Angeles a récité un poème de sa composition, «The hill we climb» ("La colline que nous gravissons"), une référence à la colline du Capitole, où des partisans de Donald Trump ont envahi le siège du Congrès le 6 janvier.

Son texte, qu'elle a écrit d'une traite après cet assaut meurtrier, évoque «une force qui va briser notre Nation, plutôt que la partager». «Cet effort a presque réussi/ mais si la démocratie peut-être par instant retardée, elle ne peut pas être définitivement supprimée».

D'une voix calme, elle a scandé ses rimes, en les accompagnant de mouvements graciles, ne laissant pas percer un bégaiement qui, comme Joe Biden, l'a affectée dans son enfance. Et qui l'a aussi poussée à écrire, pour compenser.

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ATS