Suivi de près

Un sous-variant devient majoritaire au Danemark

ATS

21.1.2022 - 19:08

Omicron est désormais le variant du Covid-19 dominant dans l'Union européenne (UE) et dans l'Espace économique européen (EEE), a annoncé l'agence de santé européenne vendredi. En outre, des sous-variants d'Omicron se feraient jour, notamment au Danemark.

Le variant Omicron du SARS-CoV-2 est devenu en quelques semaines largement majoritaire aux Etats-Unis (archives)
Le sous-variant d'Omicron, apparu il y a quelques semaines, circule déjà dans plusieurs pays.(image d'illustration)
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ATS

21.1.2022 - 19:08

«Le type de transmission d'Omicron dans l'UE/EEE est passé de communautaire à dominante», a indiqué le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), basé à Stockholm, dans un point hebdomadaire.

L'EEE inclut les 27 pays membre de l'UE, ainsi que l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Selon l'ECDC, Omicron, initialement découvert en Afrique du Sud en novembre, est aujourd'hui «dominant dans la majorité des pays UE/EEE», avec une «prévalence de 78% en moyenne».

L'Europe connaît actuellement une flambée de Covid-19. Le nombre de cas y a augmenté de 9% sur la semaine écoulée, selon un comptage de l'AFP. L'Organisation mondiale de la santé a déclaré la semaine dernière qu'Omicron pourait avoir contaminé la moitié de la population de la région d'ici mars.

Sous-variant scruté de près

On apprenait dans la foulée qu'un sous-variant d'Omicron, apparu il y a quelques semaines, circule déjà dans plusieurs pays. Ses caractéristiques sont encore peu connues, et il est scruté de près par les autorités sanitaires.

Pour le moment, les caractéristiques précises de ce sous-variant, appelé BA.2, n'ont pas été analysées. Mais certaines données attirent l'attention: il serait ainsi devenu majoritaire au Danemark où le nombre de cas quotidiens est reparti à la hausse depuis quelques jours.

«On a une situation internationale où le variant Omicron circule beaucoup, il est normal qu'on observe au cours du temps des sous-lignages», a indiqué vendredi l'agence Santé publique France lors d'un point de presse. «Ce qui nous intéresse, c'est s'il possède des caractéristiques différentes en termes de contagiosité, d'échappement immunitaire ou de sévérité», a-t-elle poursuivi. A ce jour, le variant a été détecté en France, «mais à des niveaux très faibles».

Au Danemark, en revanche, il remplace progressivement le BA.1, le variant Omicron «classique», a indiqué l'agence de santé publique française. «Les autorités danoises n'ont pas d'explication à ce phénomène mais il est suivi de près», a-t-elle ajouté.

"Sévérité comparable à Omicron"

«Ce qui nous a surpris, c'est la rapidité avec laquelle ce sous-variant, qui a beaucoup circulé en Asie, s'est installé au Danemark», déclare à l'AFP vendredi l'épidémiologiste Antoine Flahault.

«Le pays attendait un pic des contaminations à la mi-janvier; il ne s'est pas produit et peut-être est-ce dû à ce sous-variant, qui semble très transmissible mais pas plus virulent» que le variant originel, poursuit-il. Il est encore trop tôt pour s'inquiéter, selon le directeur de l'Institut de santé globale, à Genève, qui prône plutôt la «vigilance».

«On a pour le moment l'impression qu'il est d'une sévérité comparable à Omicron mais de nombreuses questions sont encore sur la table», ajoute-t-il, invitant à «mettre en place des techniques de criblage pour bien le détecter et voir rapidement quelles sont ses propriétés».

L'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a classé Omicron comme «variant préoccupant», ne fait à ce stade pas de distinction avec le sous-variant BA.2.

ATS