Abattue chez elle à 17 ans Un homme aurait assassiné une Tiktokeuse qui le «rejetait»

ATS

3.6.2025 - 17:26

La police pakistanaise a annoncé mardi avoir arrêté un homme accusé d'avoir assassiné Sana Yousaf, tout juste 17 ans et plus de 800'000 abonnés sur TikTok. Cela parce qu'elle refusait de répondre à ses nombreuses sollicitations en ligne.

Quelques heures avant sa mort, Sana Yousaf, qui postait des vidéos d'elle chantant, se maquillant ou faisant la promotion de produits cosmétiques, avait publié une vidéo d'elle découpant son gâteau d'anniversaire (archives).
Quelques heures avant sa mort, Sana Yousaf, qui postait des vidéos d'elle chantant, se maquillant ou faisant la promotion de produits cosmétiques, avait publié une vidéo d'elle découpant son gâteau d'anniversaire (archives).
X/@SidraUsafzai

Keystone-SDA

La jeune influenceuse a été abattue lundi soir par balles dans la maison de sa famille à Islamabad, la capitale qui avait déjà connu un féminicide choquant en juillet 2021 quand un riche héritier américano-pakistanais avait décapité sa compagne, Noor Mukadam, parce qu'elle avait refusé de l'épouser.

Il y a deux semaines, la presse locale couvrait la confirmation de sa peine de mort par la Cour suprême. Mardi, elle assistait à la conférence de presse du chef de la police d'Islamabad dénonçant le «meurtre atroce et mené de sang-froid» de Sana Yousaf par un homme qui avait été vu rôdant autour de son domicile durant des heures.

«Elle l'a rejeté à plusieurs reprises»

Syed Ali Nasir Rizvi a assuré que la police avait arrêté un homme de 22 ans, originaire de Faisalabad, dans l'Est, où il avait pris la fuite après la mort de Sana Yousaf.

«Elle l'a rejeté à plusieurs reprises. Il n'a pas cessé de tenter de la contacter mais n'a obtenu que des fins de non-recevoir», a-t-il encore dit.

Quelques heures avant sa mort, Sana Yousaf, qui postait des vidéos d'elle chantant, se maquillant ou faisant la promotion de produits cosmétiques, avait publié une vidéo d'elle découpant son gâteau d'anniversaire.

Des internautes ont depuis commenté: «Repose en paix» ou «Justice pour Sana», dans un pays où 80% des femmes disent avoir été victimes de harcèlement dans des lieux publics.