Valais Un procureur extraordinaire nommé pour le dossier Giroud

zd, ats

23.6.2024 - 18:38

Le ministère public valaisan a nommé un procureur extraordinaire pour traiter le dossier de l'encaveur valaisan Dominique Giroud. Celui-ci a pour tâche de rédiger un acte d’accusation avant 2025 et la prescription des premiers faits.

L'encaveur valaisan Dominique Giroud arrive au palais de justice pour l'ouverture du procès devant le Tribunal de police, le lundi 19 avril 2021 a Genève. (archives)
L'encaveur valaisan Dominique Giroud arrive au palais de justice pour l'ouverture du procès devant le Tribunal de police, le lundi 19 avril 2021 a Genève. (archives)
KEYSTONE

23.6.2024 - 18:38

«Le dossier Giroud a en effet été enlevé à la procureure qui en avait la charge et un procureur extraordinaire a été nommé», a indiqué dimanche à Keystone-ATS la procureure générale valaisanne Beatrice Pilloud. Elle confirmait une information publiée dans Le Matin Dimanche.

«La procureure qui était en charge du dossier y a versé des échanges internes», ajoute la procureure générale pour expliquer cette décision. Ceux-ci ont donc également été transmis aux parties, et notamment à Dominique Giroud.

«Je ne me suis pas impliquée dans le fond de ce dossier, a répété dimanche Beatrice Pilloud. Ces échanges sont, ni plus ni moins, ceux d’une cheffe qui demande à sa subalterne de se mettre au travail car la prescription est proche».

Selon l'hebdomadaire, qui cite une partie de ces échanges, la procureure qui était en charge du dossier y reproche notamment à Beatrice Pilloud d'intervenir dans sa gestion de l'affaire alors que celle-ci s'est récusée pour avoir été l’avocate de deux des co-prévenus de Dominique Giroud.

«Pas une validation»

Toujours selon Le Matin Dimanche, de son côté, la défense a demandé la récusation de la procureure en charge, de l’ensemble du Ministère public valaisan, ainsi que des enquêteurs de la police. Avec la nomination de ce procureur extraordinaire, «il s’agit d’éviter des procédures dilatoires qui mettraient cette affaire davantage en péril», y explique aussi Beatrice Pilloud, en précisant que «cette décision n’est pas une validation des critiques formulées par la défense».

L'instruction pénale contre Dominique Giroud a été déclenchée par une plainte déposée en 2015 pour escroquerie, gestion déloyale, faux dans les titres et concurrence déloyale. L'encaveur aurait mis en vente des vins «coupés» sous l'appellation «AOC Valais» et dissimulé ces opérations derrière diverses manoeuvres financières. Une partie des faits dans cette procédure ont déjà été prescrits.

zd, ats