Tirs sur une image pieuse Inculpation en vue pour Sanija Ameti

ATS

26.6.2025 - 16:42

Le Ministère public zurichois entend inculper la co-présidente d'Operation Libero, Sanija Ameti, d'atteinte à la liberté de croyance et des cultes. En septembre dernier, la politicienne âgée de 33 ans avait créé la polémique en tirant des coups de feu sur une image pieuse représentant Jésus et Marie. Elle a quitté ensuite le PVL qui voulait l'exclure.

Sanija Ameti a tiré sur une image pieuse (archives).
Sanija Ameti a tiré sur une image pieuse (archives).
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Keystone-SDA

Plaignante, la section jeune de l'UDC Suisse a révélé, jeudi, sur X la mise en accusation de Sanija Ameti, que le Ministère public zurichois entend mener à terme. Ce dernier confirme l'information à Keystone-ATS par l'intermédiaire de son porte-parole.

Dans la lettre publiée par les Jeunes UDC sur le réseau social, le Ministère public indique que l'enquête pénale se trouve à bout touchant. Ce devrait être le cas ces prochains jours, précise le porte-parole de l'autorité d'enquête, qui annonce l'intention du Ministère public de déposer une mise en accusation auprès du tribunal.

Vidéo rapidement effacée, en vain

Lors de son acte controversé, Sanija Ameti s'est filmée en train de cribler de balles, avec un pistolet à air comprimé, une double page d'un catalogue d'une maison de vente aux enchères, illustrant une image de Jésus et de Marie. Elle a publié la vidéo sur son compte Instagram, accompagné du mot «éliminer» en allemand. Elle a ensuite effacé rapidement cette publication et s'est excusée pour son acte, mais la cible visée avait déjà fait les gros titres des médias.

Le président des Vert'libéraux Jürg Grossen a exigé l'exclusion de la politicienne du parti. La principale intéressée a annoncé en janvier qu'elle quittait elle-même le PVL. Elle siège toujours au parlement communal de Zurich, sans étiquette partisane. L'affaire lui a aussi fait perdre son emploi dans une agence de communication.

Cité dans le message sur X, le président des Jeunes UDC Nils Fiechter s'est réjoui du fait que la plainte ait «abouti avec succès». Selon lui, Mme Ameti «a blessé la liberté de croyance de millions de chrétiens à travers cette action déplacée».