Un garde-chasse condamné pour violation de la loi sur la chasse

st, ats

14.12.2020 - 12:03

Un garde-chasse valaisan a été reconnu coupable de violation de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et des animaux sauvages. Il écope d'une peine pécuniaire de 40 jours-amende à 330 francs, avec sursis. Il va faire appel.

Le Tribunal du district de Sion a reconnu le garde-chasse coupable de violation de la loi fédérale sur la chasse (archives).
ATS

Il est reproché au garde-chasse du Service de la chasse, de la pêche et de la faune du canton du Valais (SCPF) d'avoir détenu dans son écurie, entre le 5 et 23 juillet 2018, un aiglon royal, par moments deux, sans l'autorisation cantonale requise. L'ordre lui avait été donné de transférer ces animaux protégés le plus rapidement possible, indique lundi le Tribunal du district de Sion.

L'accusé a attaché les aiglons avec une chaînette métallique au perchoir pendant deux nuits ainsi qu'en journée lors du nourrissage. Il a également effectué des mises en scène avec un, voire deux aigles, qu’il a photographiés ou fait photographier, relève encore le tribunal. Des agissements qui ont généré «un stress et un accommodement non justifiés à ces animaux sauvages».

La défense plaidera l'acquittement

Contacté par Keystone-ATS, l'avocat du garde-chasse précise que son client fera appel de ce jugement. La défense a une tout autre lecture du dossier et plaidera à nouveau l'acquittement sur toute la ligne, comme elle l'avait fait lors du procès fin novembre. «Cette affaire n'aurait jamais dû exister», avait lancé Me Bastien Geiger devant le tribunal de district de Sion.

Selon lui, son client, cautionné par sa hiérarchie, a pris soin des rapaces dans la limite des maigres moyens en infrastructures du service valaisan de la chasse. «Il s'agissait d'une détention d'urgence qui n'était pas destinée à durer» puisque son client avait prévu de conduire les deux aiglons à la fois – l'un s'était envolé avant d'être retrouvé – dans un centre de soins dès qu'ils auraient repris des forces.

La défense a également réfuté toute atteinte à la dignité des animaux, soulignant que son client «n'exhibait pas» les aiglons. Selon elle, le ministère public a fait une mauvaise interprétation des photos diffusées. Me Geiger a encore souligné que le bureau valaisan de protection des animaux et le vétérinaire cantonal ont estimé «qu'aucune loi n'avait été violée».

Poursuivies d'office

L'affaire a été dénoncée par l'université de Berne via le professeur Raphaël Arlettaz. Les infractions ont été poursuivies d'office par le ministère public.

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