Pédagogique

Ce «Monopoly» remanié va vous ouvrir les yeux sur les inégalités

ATS

12.1.2022 - 05:09

«Si vous êtes une femme, passez le prochain tour», «si vous êtes maghrébin, vous ne pouvez plus acheter de maison»: l'observatoire français des inégalités propose depuis mardi aux enseignants de sensibiliser leurs élèves grâce à une version remaniée du Monopoly.

Avec cette extension du Monopoly, les joueurs se voient proposer d'incarner un personnage donné, avec un prénom, un sexe, un âge et une catégorie sociale (archives).
Avec cette extension du Monopoly, les joueurs se voient proposer d'incarner un personnage donné, avec un prénom, un sexe, un âge et une catégorie sociale (archives).
ATS

ATS

12.1.2022 - 05:09

Avec cette extension du célèbre jeu, les participants se voient proposer d'incarner un personnage donné, avec un prénom, un sexe, un âge et une catégorie sociale. Ils peuvent ainsi constater que «les joueurs issus de catégories sociales les plus défavorisées avanceront moins vite», a souligné l'observatoire dans un communiqué.

Le jeu est accompagné d'un kit pédagogique qui évoque les inégalités de revenus ou de patrimoine – certains commencent la partie plus richement dotés que d'autres -, mais aussi les discriminations raciales ou liées à l'orientation sexuelle, ou encore au handicap – les fameuses gares du Monopoly ne sont pas accessibles aux joueurs à mobilité réduite.

«Révoltés» par l'injustice

Et «comme souvent dans la vraie vie, les femmes gagnent moins que les hommes en passant par la case départ», expliquent les concepteurs du jeu.

Le projet s'adresse aux collégiens et lycéens à partir de 11 ans, voire à de jeunes adultes dans les centres sociaux.

Ceux qui l'ont déjà testé ont souvent été «révoltés» par l'injustice des règles, mais l'objectif est d'«aller plus loin que cette prise de conscience», a expliqué Constance Monnier. En suscitant un débat entre participants après la partie sur «ce qui existe déjà et ce qui pourrait être fait pour atténuer» les disparités, les joueurs sont amenés à comprendre que «les inégalités ne sont pas une fatalité», selon elle.

ATS