Il n'avait rien commandéUn senior bâlois victime d'une escroquerie - Zalando ne veut rien savoir
Dominik Müller
25.2.2026
Des inconnus ont passé des commandes au nom d'un senior bâlois dans plusieurs boutiques en ligne. Alors que presque tous les commerçants ont abandonné leurs poursuites après qu'il a porté plainte, Zalando a confié la créance à un bureau de recouvrement zurichois.
A Bâle, un homme de 87 ans a été victime d'escrocs en ligne.
Symbolbild: Keystone
Dominik Müller
25.02.2026, 20:16
25.02.2026, 22:24
Dominik Müller
Un homme de 83 ans de Riehen (BS) a reçu un courrier désagréable: des rappels ont atterri dans sa boîte aux lettres... pour des achats qu'il n'a jamais effectués! Des inconnus ont commandé en son nom sur facture auprès de cinq boutiques en ligne. Le senior ne s'aperçoit de l'escroquerie que lorsqu'il reçoit les demandes de paiement, comme le rapporte le magazine des consommateurs «Espresso» de la SRF.
L'intéressé explique avoir porté plainte avec son gendre, incluant les numéros de dossier pour les commerçants concernés. La réaction: «Toutes les boutiques ont alors cessé tout encaissement», explique le gendre à «Espresso». Toutes, «sauf Zalando».
Alors que d'autres fournisseurs ont rapidement classé l'affaire, Zalando reste ferme. Malgré une opposition par lettre recommandée, le commerçant en ligne a confié la créance à un bureau de recouvrement zurichois.
Zalando prend position
«A partir de ce moment-là, c'est devenu pénible», explique le gendre. On aurait joué la montre, espérant apparemment «que nous finirions par céder et payer les factures».
Ce qui est particulièrement choquant pour la famille, c'est que le bureau de recouvrement a exigé une copie de la plainte pénale: le numéro de dossier seul ne suffit pas. Pour les personnes concernées, cela ressemble à une inversion de la charge de la preuve: «Mon beau-père, qui n'est pas client, doit maintenant prouver qu'il n'a rien commandé».
Interrogé par la SRF, Zalando explique qu'il suffit normalement de signaler un cas de fraude avec un numéro de dossier. Mais dans ce cas, il y a eu «une erreur de procédure interne». Celle-ci a été «identifiée et éliminée» afin d'éviter des retards à l'avenir. L'entreprise prend la fraude «très au sérieux» et assure travailler en étroite collaboration avec les autorités.
Entre-temps, la procédure de recouvrement a été stoppée, les créances ont été «déclarées nulles et non avenues et entièrement annulées».