Autopsie Enterrement repoussé, corps rappelé: malaise autour d’un décès à Crans-Montana

ATS

16.1.2026 - 13:38

Le corps d'un jeune décédé à Crans-Montana a été rappelé pour une autopsie mardi, près de deux semaines après le dramatique incendie. Son avocat dénonce le fait que le corps ait d'abord été libéré et qu'il ait fallu faire pression pour que l'autopsie ait lieu avant l'enterrement.

«En cas de mort violente, l'autopsie devrait se faire automatiquement. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ça n'a pas été le cas», a déclaré l'avocat  Jean-Luc Addor.
«En cas de mort violente, l'autopsie devrait se faire automatiquement. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ça n'a pas été le cas», a déclaré l'avocat  Jean-Luc Addor.
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Après le décès de l'adolescent de 17 ans, son corps a été transféré dans une chapelle à Lausanne, sur demande de la famille. Les funérailles du jeune homme étaient prévues mercredi.

Sa mère a mandaté l'avocat Jean-Luc Addor le 4 janvier et, peu après, «nous avions déjà demandé si une autopsie serait faite», indique M. Addor, revenant sur une information de Blick et de la NZZ.

La veille des funérailles

La date de l'enterrement approchant, l'avocat et ses collègues ont relancé les autorités. «La procureure générale adjointe m'a rappelé le 13 janvier», soit la veille de la date prévue pour les funérailles, qui ont ensuite été repoussées à vendredi.

Pour l'avocat, il y a plusieurs problèmes dans cette manière de procéder. «Nous avons obtenu l'autopsie parce que nous avons insisté, alors que ça devrait être une opération de routine», estime-t-il. De plus, «le corps a été libéré dans un premier temps. Ca aurait dû être réglé avant la libération du corps.»

«La maman m'a dit qu'elle était soulagée»

Les analyses ont permis de déterminer que le jeune homme était mort par inhalation de fumée. Si cela ne constitue «pas une grande révolution», comme le concède l'avocat, avoir procédé à l'autopsie permet surtout «d'exclure d'autres hypothèses». «La maman m'a dit qu'elle était soulagée», ajoute-t-il.

«En cas de mort violente, l'autopsie devrait se faire automatiquement. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ça n'a pas été le cas», insiste Jean-Luc Addor.

Ce dernier, qui est en contact avec les avocats de plusieurs autres victimes, n'a pas connaissance d'autres autopsies réalisées sur les corps des 40 personnes décédées dans l'incendie, la nuit de Nouvel An. «Je serais halluciné qu'aucune autre autopsie n'ait été faite», dit-il, précisant qu'il n'a pas la vision globale qui lui permette de savoir ce qu'il en est pour chaque victime.