Homicide par négligence grave?Elle meurt de froid seule en montagne – Ses parents brisent le silence
Sven Ziegler
5.2.2026
Une Salzbourgeoise de 33 ans est morte en janvier 2025 lors d'une randonnée hivernale au Grossglockner. Son ami doit maintenant répondre devant le tribunal d'homicide par négligence grave. Peu avant le début du procès, les parents de la victime ont surpris en se rangeant derrière l'accusé.
La femme est morte de froid seule au Grossglockner.
IMAGO/Andreas Stroh
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DPA, Sven Ziegler
05.02.2026, 07:14
05.02.2026, 10:17
Sven Ziegler
Après la mort d'une Salzbourgeoise de 33 ans lors d'une randonnée hivernale sur le Grossglockner, l'affaire occupe désormais la justice. A partir du 19 février, son petit ami de l'époque devra répondre d'homicide par négligence grave devant le tribunal régional d'Innsbruck.
La femme avait été abandonnée dans la nuit du 18 au 19 janvier 2025 à environ 30 mètres en dessous du sommet, par des températures allant jusqu'à moins dix degrés et un vent fort. Le lendemain matin, les sauveteurs en montagne l'ont retrouvée morte. Selon l'enquête, l'accusé était nettement plus expérimenté dans le domaine de la haute montagne et avait planifié l'excursion.
De manière surprenante, les parents de la victime se sont exprimés. Ils ont souligné auprès du journal «Die Zeit» que leur fille aimait les randonnées en montagne et qu'elle avait toujours décidé elle-même des sorties qu'elle voulait entreprendre. La famille continue d'essayer de surmonter l'accident.
«Elle aimait faire de l'escalade avec son ami. Elle a toujours pu décider elle-même si elle voulait participer à une excursion ou non», disent ses proches. La famille contredit ainsi l'image d'une «suiveuse» dépassée par les événements.
Pour le ministère public, la responsabilité incombe toutefois clairement à l'accusé. Il aurait été considéré comme un guide de fait et aurait commis plusieurs erreurs graves. Au total, l'accusation énumère neuf manquements, dont une heure de départ tardive, le fait d'ignorer les mauvaises prévisions météorologiques et le fait de ne pas avoir interrompu la randonnée à temps.
L'accusé nie la faute
Selon les enquêteurs, le fait que l'homme ait laissé sa compagne épuisée dans la tempête, sans la mettre dans un sac de bivouac ou sans alerter immédiatement les secours, est particulièrement grave. Le fait que son téléphone portable ait été mis en mode silencieux par moments joue également un rôle central dans l'accusation.
La mère de la défunte montre clairement à quel point la famille se débat encore avec les événements. «Notre famille travaille encore à comprendre ce malheur et à le surmonter. Notre 'Bergfex' nous manque», dit-elle. Ce terme désigne la passion de sa fille pour l'alpinisme, que son entourage décrit comme une partie centrale de sa vie.
Plusieurs guides de montagne de la région parlent d'un enchaînement de mauvaises décisions tragiques. Au plus tard à un passage connu sous le nom de «point de non-retour», la randonnée aurait dû être interrompue.
L'accusé, par l'intermédiaire de son avocat, conteste tout comportement fautif. Il aurait reconnu la situation d'urgence et aurait voulu organiser de l'aide. La défense n'a pas souhaité s'exprimer en détail sur les différents reproches avant le début du procès.
Le tribunal devra maintenant déterminer si le comportement de l'accusé était pénalement répréhensible - ou s'il s'agit d'un accident tragique, mais juridiquement non fautif. La présomption d'innocence s'applique.