Pour «crimes de guerre» Une ONG israélienne saisit la CPI contre Pedro Sánchez

ATS

14.4.2026 - 22:29

Une ONG israélienne a indiqué mardi avoir saisi la Cour pénale internationale (CPI) l'appelant à examiner d'éventuelles poursuites contre le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. Elle accuse Madrid de complicité de «crimes de guerre» via des exportations vers l'Iran.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, fait un geste lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres au palais de la Moncloa, à Madrid, le 5 novembre 2024 (archives).
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, fait un geste lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres au palais de la Moncloa, à Madrid, le 5 novembre 2024 (archives).
AFP

Keystone-SDA

Les relations entre Israël et l'Espagne sont au plus bas depuis la reconnaissance par Madrid d'un État palestinien en 2024, et les deux pays ont chacun rappelé leurs ambassadeurs respectifs.

Déposée par l'organisation de droite israélienne Shurat HaDin, qui milite pour les droits des familles juives de victimes d'attentats, la plainte accuse l'Espagne d'avoir fourni «des composants nécessaires au régime de Téhéran et à ses alliés à des fins militaires». Cela constituerait, selon elle, une complicité de «crimes de guerre».

Dans une requête soumise en vertu de l'article 15 du Statut de Rome, l'ONG affirme que l'Espagne a approuvé l'exportation d'environ 1,3 million d'euros, en 2024 et 2025, de composants dits à double usage, incluant des détonateurs et d'autres matériaux liés aux explosifs.

L'Espagne contre la guerre

Israël et les États-Unis mènent depuis le 28 février dernier une guerre contre l'Iran, qui a riposté en tirant des missiles balistiques et des drones vers plusieurs pays de la région.

Le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, l'un des critiques les plus virulents de la guerre menée par Israël à Gaza, s'est également opposé à la campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran.

Madrid a fermé son espace aérien aux avions américains impliqués dans cette guerre et a jugé «inacceptable» qu'Israël poursuive ses bombardements et son incursion terrestre au Liban après la trêve.

Vendredi dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a accusé l'Espagne d'"hostilité» envers son pays et a annoncé l'exclusion de Madrid du mécanisme de surveillance internationale de la trêve à Gaza.