«Un vrai ami»Une poignée de dirigeants rend hommage au turbulent Berlusconi
ATS
12.6.2023 - 15:46
Une poignée de dirigeants dans le monde, dont Vladimir Poutine, se sont joints aux Italiens pour saluer l'une des personnalités les plus turbulentes dans l'histoire de leur pays, l'ancien chef du gouvernement Silvio Berlusconi décédé lundi à 86 ans.
Keystone-SDA
12.06.2023, 15:46
12.06.2023, 15:47
ATS
«Pour moi, Silvio était une personne chère, un vrai ami», s'est ému le président russe dans un télégramme de condoléances adressé au président italien Sergio Mattarella.
Le chef du Kremlin a évoqué la «"sagesse», l'"énergie vitale incroyable», l'"optimisme» et le «sens de l'humour» de ce «vrai patriote» qui a «apporté une contribution personnelle inestimable» aux relations russo-italiennes.
Le pape François, lui-même hospitalisé, a salué lundi un «protagoniste de la vie politique italienne qui a assumé des responsabilités publiques avec un tempérament énergique», dans un télégramme signé en son nom par le secrétaire d'Etat et numéro deux du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin.
Plusieurs décennies
«Repose en paix mon ami», s'est épanché le premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban, en légende d'une photo qu'il a publié sur Twitter le montrant avec Berlusconi, saluant un «grand combattant».
Pour le premier ministre britannique Rishi Sunak, s'exprimant à travers son porte-parole officiel, «Silvio Berlusconi a imprimé une empreinte considérable sur la politique italienne pendant plusieurs décennies».
En Espagne, Alberto Núñez Feijóo, leader du Parti populaire (PP, opposition de droite) et favori des élections législatives du 23 juillet, a lui aussi souligné que le Cavaliere avait «marqué pendant plusieurs décennies l'histoire politique de l'Italie».
«Silvio était un grand ami d'Israël et nous a toujours soutenus», a quant à lui fait savoir le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, se disant «profondément attristé».
Mort à 86 ans du sulfureux milliardaire Silvio Berlusconi
ID
6329270284112
Short Description
L'ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi est décédé lundi matin à l'âge de 86 ans, à l'hôpital San Raffaele de Milan. Il avait été hospitalisé pour une infection pulmonaire, liée à une leucémie chronique.
12.06.2023
«Un battant»
En Italie, le décès de M. Berlusconi a suscité de nombreuses réactions, à commencer par celles de ses alliés politiques.
Dans une vidéo envoyée par son cabinet, Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement italien, a salué la mémoire de son allié, un «battant» qu'elle voyait comme «l'un des hommes les plus influents de l'histoire de l'Italie» qui «n'avait pas peur de défendre ses convictions» grâce à son «courage» et sa «détermination»
L'ancien premier ministre et sénateur Matteo Renzi (centre), a observé sur Facebook, que «beaucoup l'ont aimé, beaucoup l'ont détesté: chacun aujourd'hui doit reconnaître que son impact sur la vie politique mais aussi économique, sportive et télévisuelle a été sans précédent».
Son allié Matteo Salvini, chef de la Ligue anti-migrants, regrette qu'"un grand Italien nous quitte. Un des plus grands depuis toujours, dans tous les domaines».
«Douleur immense. Simplement merci président, merci Silvio», a tweeté son bras droit Antonio Tajani, ministre des Affaires étrangères.
Même ses adversaires politiques y sont allés de leur hommage.
«Il a enflammé et polarisé le débat public peut-être comme nul autre, et même ceux qui l'ont affronté en tant qu'opposant politique doivent reconnaître qu'il n'a jamais manqué de courage, de passion, de ténacité», a salué Giuseppe Conte, ancien premier ministre et dirigeant du Mouvement 5 Etoiles (M5S).
«La grandeur doit être reconnue même aux adversaires», a réagi l'ancien ministre de la Culture Dario Franceschini (gauche).
«Tout nous a divisés et tout nous divise (...) mais ce qui reste c'est le respect humain dû à celui qui a été un protagoniste de l'histoire de notre pays», a relevé Elly Schlein, cheffe du Parti démocrate (PD, centre-gauche), principal parti d'opposition.
Le sport aussi
Le monde sportif a lui aussi exprimé sa tristesse et sa «reconnaissance».
«Merci président, pour toujours avec nous», a réagi son ancien club l'AC Milan, qu'il a détenu pendant plus de 30 ans (1986-2017).
Carlo Ancelotti, qui fut joueur (1987-1992) puis entraîneur (2001-2009) du club milanais pendant le règne de Berlusconi, a fait part de sa «reconnaissance infinie au président».
L'AC Monza, club de football détenu depuis 2018 par Berlusconi, et Adriano Galiani, son bras droit de longue date, ont dit «pleurer la disparition» du «Cavaliere».
«Silvio Berlusconi a changé l'histoire du football italien», a estimé dans un communiqué le président de la Fédération italienne de football, Gabriele Gravina.