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Signaler maintenantLe dernier accusé, condamné jeudi en appel pour viols aggravés à 10 ans de prison à Nîmes, «accepte» sa condamnation, a déclaré vendredi son avocat à l'AFP. Cette décision clôture ainsi le chapitre judiciaire pour la victime Gisèle Pelicot.
«Non, il n'y aura pas de pourvoi en cassation. Il accepte la décision», a annoncé à l'AFP l'un de ses avocats, Jean-Marc Darrigade, ajoutant que «le procès Mazan est fini».
«Un pourvoi en cassation c'est juridique, il faudrait engager le combat sur le seul contentieux juridique, ce n'est pas la peine», a-t-il estimé.
L'homme a été condamné jeudi par la cour d'assises d'appel du Gard à 10 ans de réclusion, soit un an de plus qu'en première instance.
«On savait que ce serait difficile car il y avait un effet loupe sur lui. Il était seul et il aurait eu besoin d'avoir raison seul contre tous», a-t-il regretté.
Il avait été le seul des 51 accusés condamnés à Avignon pour avoir entre 2011 et 2020 agressé sexuellement la septuagénaire à faire appel de sa décision.
«Le fait d'avoir reçu une année de plus est peut-être à mettre sur le compte d'un préjudice supplémentaire qu'a eu à subir la victime avec ce nouveau procès», a avancé M. Darrigade.
Il s'est cependant dit «satisfait» que la cour «n'ait pas suivi les réquisitions de l'avocat général» qui avait, comme ses confrères en première instance de la cour criminelle de Vaucluse, demandé 12 ans de réclusion criminelle.
Agé de 44 ans, cet ex-ouvrier au parcours socioprofessionnel chaotique s'était rendu la nuit du 28 juin 2019 au domicile conjugal des Pelicot à Mazan pour y violer Gisèle Pelicot, préalablement sédatée et inconsciente par son mari Dominique.
Comme en première instance, l'homme a maintenu à Nîmes n'avoir «violé personne», disant avoir été «sous l'emprise» de Dominique Pelicot.
Dans un réquisitoire puissant, l'avocat général Dominique Sié avait souligné son attitude «désespérante», lui lançant: «Tant que vous refuserez de l'admettre, ce n'est pas seulement une femme, c'est tout un fonctionnement social sordide que vous cautionnez».
Cette affaire totalement hors-norme dite des viols de Mazan a connu un retentissement mondial et Mme Pelicot est devenue un symbole de la lutte contre les violences sexuelles, la soumission chimique et le non-consentement notamment pour avoir refusé que ces deux procès se tiennent à huis clos, afin que «la honte change de camp».