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Une étude des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) s'est penchée sur les consultations aux urgences pédiatriques, qui sont souvent confrontées à un fort volume de cas de faible gravité. (Archives)
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Une étude des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) s'est penchée sur les consultations aux urgences pédiatriques, qui sont souvent confrontées à un fort volume de cas de faible gravité. La proximité géographique et la vulnérabilité socio-économique jouent un rôle important dans ces visites.
Révélée mardi par la Tribune de Genève, cette recherche a passé en revue toutes les consultations aux urgences pédiatriques des HUG entre janvier 2023 et décembre 2024, soit 68'482 visites. Selon l'étude, qui a été publiée dans la revue scientifique PLOS-One, environ la moitié des consultations concernaient des cas de faible gravité.
Dans l'ensemble, la proximité géographique du domicile du patient avec le service des urgences explique jusqu'à 20,8% de ces consultations non urgentes. Les quartiers situés à moins de cinq kilomètres de l'hôpital présentent ainsi un recours plus élevé aux urgences, en particulier pour des affections non urgentes.
Même dans des villes compactes et bien desservies, les barrières spatiales peuvent ainsi influencer de manière significative le comportement de recours aux soins, en particulier pour les cas non urgents. Autre facteur qui entre en jeu: la vulnérabilité économique du quartier des familles des patients, qui intervient dans 19,7% des consultations de faible gravité.
Ces résultats concordent avec ceux d'autres études. Il est régulièrement démontré que les familles confrontées à des difficultés financières ont plus de chances de recourir aux services des urgences pédiatriques pour des affections non urgentes.
Ces résultats montrent qu'il faudrait notamment renforcer et cibler les campagnes d'information. L'étude relève aussi l'importance des systèmes de triage téléphonique ou numérique pour rediriger une partie des consultations de faible gravité vers d'autres services de santé. A Genève, il existe notamment l'application InfoMed qui donne des conseils en fonction des symptômes et la ligne téléphonique CeSaGe (0800 116 117) qui est consacrée aux urgences non vitales.