Discours à Davos Donald Trump confond Islande et Groenland, son acuité mentale questionnée

ATS

21.1.2026 - 21:33

Donald Trump a parlé plusieurs fois de «l'Islande» au lieu du «Groenland» dans son discours à Davos mercredi, la Maison Blanche niant toute confusion de la part du président américain.

Keystone-SDA

«J'aide l'Otan, et jusqu'à ces derniers jours, quand je leur ai parlé de l'Islande, ils m'adoraient», a assuré le milliardaire de 79 ans, plus vieux président jamais élu aux Etats-Unis, dans des déclarations prononcées avant qu'il n'annonce un «cadre» d'accord sur le Groenland.

Il semble évident qu'il faisait référence au territoire autonome danois qu'il a la ferme intention d'acquérir.

Parlant toujours de l'alliance de défense transatlantique, Donald Trump a poursuivi peu après: «Je peux vous assurer que sur l'Islande, ils ne sont pas là pour nous», notant ensuite que mardi le marché boursier avait chuté «à cause de l'Islande. Donc l'Islande nous a déjà coûté beaucoup d'argent.»

Là encore, il ne fait guère de doute qu'il pensait bien au Groenland et non pas à l'île célèbre pour ses paysages volcaniques dont la capitale est Reykjavik.

La Bourse de New York avait terminé en forte baisse mardi face aux menaces douanières de Donald Trump envers l'Europe dans le cadre de leur contentieux au sujet de la souveraineté du Groenland.

La Maison Blanche a nié toute confusion. «Son discours écrit faisait référence au Groenland comme un 'morceau de glace' ("piece of ice,» en anglais) parce que c'est de ça qu'il s'agit», a écrit la porte-parole Karoline Leavitt, en réponse à une journaliste qui soulignait la confusion.

Ecarts

Pendant son discours, Donald Trump, comme à son habitude, s'est très souvent écarté des remarques écrites défilant sur ses téléprompteurs.

Interrogé à ce sujet à Davos, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom, l'une des principales figures de l'opposition aux Etats-Unis, a déclaré: «Rien de tout cela n'est normal», en relevant aussi une digression étrange du président américain à propos des éoliennes.

Le sujet de l'acuité mentale est particulièrement sensible pour Donald Trump, qui pendant la campagne présidentielle avait violemment attaqué son prédécesseur démocrate Joe Biden en assurant qu'il souffrait de sénilité avancée.

Certains élus démocrates ont appelé ces derniers jours à «invoquer le 25e amendement», celui permettant de mettre fin aux fonctions d'un président qui n'aurait plus les capacités physiques ou intellectuelles de gouverner.

Ces représentants de l'opposition ont justifié leurs appels par un message adressé au Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store par le président américain, rendu public lundi.

«Étant donné que votre pays a décidé de ne pas m'attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à ‹PLUS› de 8 guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix», a écrit Donald Trump, faisant le lien entre sa déception et sa volonté d'acquérir le Groenland.

Le président américain est persuadé que les lauréats du prix sont choisis par le gouvernement de la Norvège, alors qu'ils sont désignés par un comité indépendant.

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Le président Donald Trump déclare que les États-Unis "se souviendront" du veto opposé à son projet d'acquérir le Groenland, affirmant aux dirigeants mondiaux qu'"une Amérique forte et sûre est synonyme d'une Otan forte".

21.01.2026