Selon Gabriel Attal «Le pouvoir ira soit à l'extrême droite, soit au Parlement»

ATS

3.7.2024 - 10:09

Gabriel Attal a estimé mercredi qu'à l'issue des élections législatives, le pouvoir sera «soit entre les mains d'un gouvernement d'extrême droite», soit «au Parlement». Lui dit «se battre pour ce deuxième scénario», sans pour autant évoquer une «coalition».

Le Premier ministre français Gabriel Attal va se battre pour éviter au RN d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale (archives).
Le Premier ministre français Gabriel Attal va se battre pour éviter au RN d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale (archives).
ATS

3.7.2024 - 10:09

«Aujourd'hui, il y a un bloc en situation d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale, c'est l'extrême droite. Ni LFI, ni le Nouveau Front populaire, ni nos candidats ne sont en capacité de former seuls une majorité absolue à l'Assemblée nationale», a reconnu le Premier ministre sur France Inter.

«A l'issue de ce deuxième tour, soit le pouvoir sera entre les mains d'un gouvernement d'extrême droite, soit le pouvoir sera au Parlement. Moi je me bats pour ce deuxième scénario» a expliqué M. Attal.

«Et je me bats pour que dans ce deuxième scénario les candidats Ensemble pour la République (la coalition présidentielle, ndlr) soient suffisamment présents dans cette Assemblée nationale pour protéger les Français des hausses d'impôts voulues par beaucoup d'autres partis, (...) en défendant les valeurs de la République, en défendant le réinvestissement dans des politiques publiques prioritaires comme la sécurité par exemple, ou la justice», a-t-il développé.

Pas de coalition imposée

«Il y a un certain nombre de partis, c'est le cas du Nouveau Front populaire, qui souhaitent augmenter les impôts dès cet été. Ce n'est pas notre cas», a insisté Gabriel Attal.

«J'ai pas parlé de coalition. Je ne vais pas imposer aux Français une coalition qu'ils n'ont pas choisie», a également déclaré le Premier ministre, alors que cette idée circule comme alternative à un gouvernement RN, sur fond de nombreux désistements réciproques de candidats de la coalition présidentielle et du Nouveau Front populaire pour «faire barrage» au parti d'extrême droite et à ses alliés.

ATS