Bras droit de l'ex-dirigeante birmane condamné à 20 ans de prison

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29.10.2021 - 14:33

Les militaires au pouvoir en Birmanie ont condamné un proche collaborateur de la dirigeante civile destituée Aung San Suu Kyi à 20 ans de prison pour trahison. L'annonce a été faite vendredi par son avocat.

U Win Htei, ancien député membre de haut rang de la Ligue nationale pour la démocratie - le parti d'Aung San Suu Kyi - a souvent été sollicité par les médias pour connaître les opinions de la dirigeante birmane, aujourd'hui destituée (archives).
ATS

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29.10.2021 - 14:33

«U Win Htein a été condamné à 20 ans de prison en vertu de la section 124a par un tribunal spécial», a déclaré l'avocat Myint Thwin. Leur intention est de faire appel, a-t-il ajouté.

L'ancien député est membre de haut rang de la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d'Aung San Suu Kyi. ll est le premier à avoir été condamné par la junte à l'issue d'un procès.

Sollicité par les médias

Cet homme de 80 ans est un prisonnier politique de longue date qui a milité contre le régime militaire pendant longtemps. Cela aussi bien en détention que lorsqu'il se trouvait hors de prison.

Considéré comme le bras droit d'Aung San Suu Kyi, il a souvent été sollicité par les médias internationaux et nationaux pour connaître les opinions de la lauréate du prix Nobel de la paix 1991.

Avant d'être arrêté trois jours après le coup d'État militaire du 1er février dernier, il a déclaré aux médias birmans que le putsch n'était pas la manifestation d'une grande sagesse. Ses auteurs «ont conduit (le pays) dans la mauvaise direction», a-t-il continué.

Ex-dirigeante face à la justice

Aung Suu Kyi fait face à une série de chefs d'accusation qui pourraient la conduire en prison pendant des décennies. Ceux-ci concernent, entre autres, l'importation illégale de talkies-walkies et le non-respect des règles relatives à la lutte contre le coronavirus.

Elle a témoigné pour la première fois devant un tribunal de la junte mardi, quatre mois après avoir été jugée par les militaires, a déclaré à l'AFP une source proche du dossier.

Les médias n'ont pas été autorisés à assister au procès de la dirigeante qui comparaissait devant le tribunal spécial de Naypyidaw, la capitale construite par les généraux. La junte a aussi récemment interdit à son équipe juridique de parler aux médias.

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