Coronavirus

Critiquée pour son «égoïsme», l'Autriche cède des vaccins

ATS

3.4.2021 - 09:48

L'Autriche a annoncé vendredi l'envoi prochain de 30'000 doses de vaccin en République tchèque après avoir été vilipendée pour son refus d'aider la veille ses partenaires européens les plus en retard.

Selon le chancelier Sebastian Kurz, l'Autriche se trouve au début de la deuxième vague.
«Le chancelier Kurz a fait preuve d'un manque de solidarité et a abandonné la Bulgarie, l'Estonie, la Croatie, la Lettonie et la Slovaquie», avait déploré un diplomate.
KEYSTONE/APA/APA/ROLAND SCHLAGER

ATS

3.4.2021 - 09:48

«Nous apporterons un soutien bilatéral à la République tchèque en lui fournissant 30'000 doses de vaccin», a indiqué le chancelier Sebastian Kurz dans une déclaration transmise à l'AFP.

A Bruxelles, des diplomates ont critiqué jeudi l'attitude de l'Autriche, qui avait dénoncé la première début mars une répartition qu'elle jugeait «injuste» des vaccins, puis réclamé un «mécanisme de correction».

En conséquence jeudi, dix-neuf pays ont accepté de recevoir moins de doses sur un contingent de 10 millions de vaccins Pfizer-BioNTech à répartir, afin de permettre à cinq autres membres d'en obtenir plus et de rattraper leur retard.

Mais l'Autriche, la Slovénie et la République tchèque ont finalement exigé leur pro-rata à la surprise de leurs partenaires.

«Manque de solidarité»

«Le chancelier Kurz a fait preuve d'un manque de solidarité et a abandonné la Bulgarie, l'Estonie, la Croatie, la Lettonie et la Slovaquie», avait déploré un diplomate.

«Sebastian Kurz s'est montré égoïste dans cette affaire», avait renchéri le représentant d'un autre Etat membre.

Le député social-démocrate autrichien Jörg Leichtfried a accusé Sebastian Kurz d'avoir terni la réputation de l'Autriche en masquant par de bonnes intentions sa quête de vaccins supplémentaires.

C'est «le gouvernement autrichien lui-même qui avait renoncé à 1,5 million de doses de vaccin Johnson&Johnson, une négligence grave», a-t-il déclaré.

«Puis M. Kurz a agressé l'UE», ce qui fait que la presse parle «d'une influence désormais fortement affaiblie et d'une crédibilité sévèrement endommagée» pour son pays, a déploré cet élu.

ATS