Conflit au Moyen-Orient Derrière les tactiques de l'Iran, la «main cachée» de Poutine

ATS

13.3.2026 - 07:40

Le ministre britannique de la Défense, John Healey, a suggéré jeudi que la Russie influençait l'utilisation par l'Iran d'attaques de drones dans sa guerre contre les Etats-Unis et Israël.

Selon John Healey, la «main cachée» du président russe Vladimir Poutine apparaît derrière certaines des tactiques employées par Téhéran.
Selon John Healey, la «main cachée» du président russe Vladimir Poutine apparaît derrière certaines des tactiques employées par Téhéran.
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Keystone-SDA

Selon John Healey, la «main cachée» du président russe Vladimir Poutine apparaît derrière certaines des tactiques employées par Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, déclenché lorsque les Etats-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l'Iran le 28 février.

Des responsables analysent un drone de fabrication iranienne qui a frappé un hangar de la base de la Royal Air Force (RAF) à Akrotiri, à Chypre, le 1er mars, «afin d'y trouver toute preuve de composants et de pièces russes ou d'un autre pays étranger», a-t-il indiqué devant des journalistes.

«Nous vous tiendrons informés et rendrons publiques, en temps voulu, toutes les conclusions que nous en tirerons», a ajouté le ministre lors d'une visite au quartier général des forces armées britanniques à Northwood, près de Londres.

D'après lui, «personne ne sera surpris que l'on pense que la main cachée de Poutine se trouve derrière certaines des tactiques iraniennes, et potentiellement derrière certaines de leurs capacités également, d'autant plus que s'il y a un dirigeant mondial qui profite en ce moment de prix du pétrole extrêmement élevés, c'est Poutine». La Russie est un proche allié de l'Iran, les deux pays s'étant mis d'accord l'an dernier pour s'entraider face aux «menaces communes».

Akrotiri

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi qu'il n'avait aucun élément indiquant que la Russie soutenait l'Iran dans la guerre, mais que, si c'était le cas, cela ne «l'aidait pas beaucoup».

Nick Perry, chef des opérations interarmées de l'armée britannique, a indiqué à John Healey qu'il existait «clairement» des signes d'un lien entre la Russie et l'Iran, notamment l'usage par l'Iran de drones «tel qu'appris des Russes».

La frappe de drone menée le 2 mars sur la piste d'atterrissage de la base aérienne britannique d'Akrotiri n'avait fait aucun blessé. Des avions de combat du Royaume-Uni ont abattu deux autres drones qui se dirigeaient vers la base le même jour.

Guy Foden, brigadier de l'armée britannique, a informé John Healey que des soldats britanniques stationnés sur une base militaire abritant des troupes de la coalition internationale à Erbil, en Irak, avaient contribué à abattre deux drones iraniens mercredi.