Des accusations embarrassantes pour le Parti conservateur 

ATS

9.11.2021 - 11:17

Un député britannique a été pointé du doigt mardi pour avoir exercé parallèlement à son mandat un emploi dans un paradis fiscal aux Caraïbes. Des accusations embarrassantes pour son Parti conservateur déjà englué dans un scandale de favoritisme.

ATS

9.11.2021 - 11:17

epa07414943 British attorney General Geoffrey Cox leaves after a Cabinet Meeting in 10 Downing Street, London, Britain, 05 March 2019. EPA/WILL OLIVER
Selon le tabloïd Daily Mail, l'avocat et député Geoffrey Cox a gagné jusqu'à 900'000 livres sterling (1,1 million de francs) en conseillant le gouvernement des îles vierges britanniques, travaillant près d'un mois à plus de 6000 kilomètres de sa circonscription et votant à distance au Parlement. (archives)
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Selon le tabloïd Daily Mail, l'avocat et député Geoffrey Cox a gagné jusqu'à 900'000 livres sterling (1,1 million de francs) en conseillant le gouvernement des îles vierges britanniques, travaillant près d'un mois à plus de 6000 kilomètres de sa circonscription et votant à distance au Parlement.

Cette révélation tombe au plus mal en pleine tempête pour le gouvernement conservateur: il avait indigné l'opposition et une partie de sa majorité pour avoir voulu modifier les règles parlementaires afin d'éviter des sanctions à un député tory pour ses activités de lobbying.

À la suite de ce scandale, le Premier ministre Boris Johnson a été critiqué pour s'être dérobé en ne participant pas à un débat convoqué en urgence lundi au Parlement sur les règles de conduite encadrant le travail des parlementaires.

Emploi «légitime»

Geoffrey Cox n'a pas commenté les révélations du Daily Mail.

Le ministre de la Justice, Dominic Raab a assuré à Times radio que les règles encadrant les seconds emplois des députés étaient strictes et que ce second emploi était «légitime» du moment que M. Cox avait «correctement effectué sa déclaration d'intérêts».

«Ce qui est crucial, c'est la transparence autour de tout intérêt extérieur, et au final, ce seront les électeurs qui décideront dans les urnes» s'ils renouvellent ou non leur confiance à M. Cox, a-t-il aussi déclaré à la BBC.

ATS