«Extrêmement dangereux»

Des débris spatiaux russes frôlent un satellite chinois

ATS

20.1.2022 - 13:37

Nouvel épisode dans l'affaire du satellite russe détruit l'an passé par Moscou: des débris ont frôlé un satellite chinois. Un incident «extrêmement dangereux», selon Pékin.

JIUQUAN, CHINA - AUGUST 6, 2020 - The Long March 2D carrier rocket from the Jiuquan Satellite Launch Center successfully put the Gaofen-9 04 satellite into orbit. The mission also carried the Tsinghua Science Satellite. Jiuquan City, Gansu Province, China, August 6, 2020.- PHOTOGRAPH BY Costfoto / Barcroft Studios / Future Publishing (Photo credit should read Costfoto/Barcroft Media via Getty Images)
Le satellite scientifique Tsinghua avait été transporté direction l'espace par cette fusée.
Barcroft Media via Getty Images

ATS

20.1.2022 - 13:37

Les Chinois mènent un ambitieux programme spatial. Il comprend le lancement de satellites d'observation, de positionnement, à visée militaire ou civile, ou encore l'envoi de sondes vers la Lune ou Mars ainsi que des missions habitées.

Le satellite scientifique chinois Tsinghua a été frolé mardi à «seulement 14,5 mètres» par des «débris» du satellite russe Kosmos-1408, selon le Centre des débris spatiaux de l'agence spatiale chinoise (CNSA), cité mardi par le journal Global Times. Les autorités spatiales ont qualifié l'incident «d'extrêmement dangereux», selon la même source.

Le ministère russe de la Défense avait admis mi-novembre, après une journée de silence, avoir pulvérisé par un tir d'essai de missile le Kosmos-1408, un vieux satellite datant de l'ère soviétique.

Les Etats-Unis avaient dénoncé ce test qui avait selon eux généré un «nuage» de débris potentiellement dangereux pour la Station spatiale internationale (ISS), ses occupants et plus globalement pour les autres engins présents dans l'espace.

Un expert en débris spatiaux, Liu Jing, a déclaré au Global Times qu'il était rare que des débris et des engins spatiaux ne soient distants que d'une dizaine de mètres. Selon lui, la probabilité d'une collision était cette fois «très élevée» et il aurait théoriquement fallu prendre des mesures d'évitement.

Cet incident intervient après la révélation le mois dernier d'autres incidents similaires impliquant deux satellites de l'entreprise américaine SpaceX. Pékin avait dénoncé une «grave menace» à la sécurité de ses astronautes après que les engins de la compagnie fondée par le milliardaire Elon Musk avaient manqué de peu d'entrer en collision avec la station spatiale chinoise.

Selon un document adressé début décembre par Pékin au Bureau des affaires spatiales de l'ONU à Vienne, la station spatiale chinoise a dû à deux reprises, en juillet et octobre, procéder à des manoeuvres d'évitement.

ATS