«Langage déshumanisant»L’ONU accuse Trump de promouvoir la haine raciale et la discrimination
ATS
11.3.2026 - 16:47
Le «discours de haine raciste» tenu par le président américain Donald Trump et d'autres responsables politiques, conjugué à un durcissement des opérations de répression de l'immigration, alimente de graves atteintes aux droits humains, a déclaré mercredi un organe de surveillance de l'ONU.
Cette situation «encourage l'intolérance et peut inciter à la discrimination raciale (et à) des crimes haineux», a averti le Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale (Cerd) (photo d’illustration).
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Keystone-SDA
11.03.2026, 16:47
ATS
Le Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale (Cerd) s'est dit profondément préoccupé par la montée d'un «discours de haine raciste» ainsi que par l'usage d'un «langage déshumanisant» et de stéréotypes nuisibles visant les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile aux États-Unis.
Ces groupes ont été décrits «comme des criminels ou comme un fardeau par des responsables politiques et des personnalités publiques influentes au plus haut niveau de l'État, en particulier par son président», a indiqué le comité dans un rapport.
Cette situation «encourage l'intolérance et peut inciter à la discrimination raciale (et à) des crimes haineux», a-t-il averti.
Enquêtes «impartiales» nécessaires
Le CERD appelle Washington à «prendre ses responsabilités, notamment en menant des enquêtes efficaces, approfondies et impartiales» sur toutes les violations présumées. Il appelle aussi Washington à condamner publiquement la discrimination raciale et ces discours de haine.
Le CERD, qui se compose de 18 experts indépendants chargés de surveiller la mise en oeuvre par les États d'une convention internationale sur l'élimination du racisme, s'est dit gravement préoccupé par le «recours systématique au profilage racial» par les agents de l'immigration et des douanes (ICE) et d'autres agents déployés dans le cadre de la répression de l'immigration menée par Trump.
Le ciblage «de personnes d'origine hispanique/latino, africaine ou asiatique et les contrôles d'identité arbitraires (...) ont conduit à l'arrestation massive présumée de réfugiés, de demandeurs d'asile, de migrants et de personnes perçues comme telles», a-t-il indiqué. Selon le rapport, au moins 675'000 personnes ont été expulsées depuis janvier 2025, date du retour au pouvoir de Donald Trump.