Il déclare sa flamme à la Suisse

mf, ats

24.11.2021 - 11:24

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24.11.2021 - 11:24

Dans une interview accordée mercredi au Temps, le polémiste Eric Zemmour, très probable candidat à l'élection présidentielle française, rappelle son amour de la Suisse. «C'est un pays qui a su conserver ses racines et son identité malgré le rouleau compresseur idéologique européiste et mondialiste».

Eric Zemmour élogieux envers la Suisse.
KEYSTONE

Le rejet par le Conseil fédéral du projet d'accord-cadre avec l'Union européenne est, aux yeux d'Eric Zemmour, le dernier exemple en date de «cet esprit de résistance face à l'esprit du temps». Pour le polémiste, «il y a une sagesse et un bon sens du peuple suisse qu'il nous faut impérativement retrouver en France».

Eric Zemmour ne cache pas non plus son admiration pour le modèle helvétique de démocratie directe, grâce auquel les Suisses essaient de préserver «leur civilisation», de votation en votation. L'écrivain cite notamment l'interdiction des minarets et la limitation de l'immigration de masse.



Utiliser le référendum en France

Pour Eric Zemmour, le système suisse n'est toutefois pas transposable tel quel en France. «Nous ne pouvons organiser des référendums tous les ans». En revanche, sur des sujets qui engagent «l'avenir et la survie du pays, c'est au peuple de se prononcer sans intermédiaire», comme l'autorise la Ve République.

Concernant les remous qui provoquent ses interventions dans différentes villes, comme à Genève, où il fait étape mercredi, Eric Zemmour estime n'être contesté que par «une certaine élite de gauche», citant la maire de Paris Anne Hidalgo, le maire de Londres Sadiq Khan ou la maire de Genève Frédérique Perler.

«Oui, ces gens ont raison d'avoir peur, mais pas de moi», poursuit Eric Zemmour. Ce dont ils ont peur, c'est «des problèmes que j'expose et que la classe politique a ignorés et laissé faire depuis tant d'années». Pour l'essayiste, la situation apparaît «cocasse» dans des pays où est née la liberté d'expression.

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