«Il faut lui retirer le micro»Glucksmann accuse une chroniqueuse d’être une «agente russe» au service du kremlin
Basile Mermoud
31.5.2026
«Il faut retirer le micro» à la Russe Xenia Fedorova, chroniqueuse dans les médias du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré, parce qu'elle «n'est pas une journaliste» mais une «agente russe» au service d'un régime qui «menace directement» l'Europe, a estimé dimanche Raphaël Glucksmann.
Ancienne patronne de la chaîne officielle russe RT en France, Xenia Fedorova est accusée jusqu'au sein du gouvernement français de dérouler la propagande du Kremlin (archives).
AFP
Agence France-Presse
31.05.2026, 13:45
Basile Mermoud
«Il faut lui retirer le micro parce qu'en réalité, ce n'est pas une journaliste, ce n'est pas une commentatrice, c'est une agente russe et c'est une agente russe depuis le début» de l'offensive russe en Ukraine en 2022, a affirmé le patron de Place Publique, qui se prépare à une candidature à la présidentielle. Il s'exprimait dans l'émission Le Grand Jury pour RTL, Public Sénat, Le Figaro, M6.
«Donc les médias de M. Bolloré quand ils ouvrent grand les vannes à Mme Fedorova, ils se font les caisses de relais de la propagande poutinienne», a-t-il ajouté.
«Si c'est ça ce que l'extrême droite appelle du patriotisme, eh bien ça confirme juste une chose, c'est que ces gens sont au service d'intérêts étrangers hostiles à ceux de notre Nation, et en particulier d'un régime qui menace (...) directement la France, qui menace directement l'Europe», a-t-il ajouté.
Raphaël Glucksmann a déploré que les dirigeants politiques ne «parlent quasiment plus de l'Ukraine» avec «le risque d'une guerre sur le sol de l'Union européenne avant 2029». Par conséquent, «nous devons soutenir massivement les Ukrainiens, non pas simplement par solidarité envers une Nation dont le seul crime est de vouloir vivre libre, mais parce que c'est notre intérêt vital».