Afrique de l'Ouest

Guinée: premier cas du virus de Marburg en Afrique de l'Ouest

ATS

9.8.2021 - 21:47

La Guinée a enregistré un premier cas de la maladie à virus de Marburg, le tout premier en Afrique de l'Ouest, a indiqué l'OMS lundi. Il s'agit d'une maladie hautement virulente qui provoque une fièvre hémorragique.

En Afrique, des flambées précédentes et des cas sporadiques de la maladie à virus de Marburg ont été signalés en Afrique du Sud, en Angola, au Kenya, en Ouganda, et en République démocratique du Congo (archives).
ATS

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9.8.2021 - 21:47

«La maladie à virus de Marburg, qui appartient à la même famille que le virus responsable de la maladie à virus Ebola, a été détectée moins de deux mois après que la Guinée a déclaré la fin de l'épidémie d'Ebola qui avait éclaté au début de l'année», a souligné le bureau régional de l'Organisation mondiale de la santé dans un communiqué. Le cas a été détecté dans la préfecture de Guéckédou, au sud du pays.

Des échantillons prélevés sur un patient décédé lundi et testés par un laboratoire de terrain de Guéckédou ainsi que par le laboratoire national guinéen de la fièvre hémorragique se sont révélés positifs au virus de Marburg. Des analyses complémentaires effectuées par l'Institut Pasteur du Sénégal ont confirmé ce résultat, a indiqué l'OMS.

Le patient avait été soigné dans une clinique dans la localité de Koundou à Guéckédou, où une équipe d'enquête médicale avait été dépêchée afin d'étudier l'aggravation de ses symptômes.

Equipe d'experts

Dans un tweet, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a relevé la necessité de mettre en oeuvre «un effort concerté pour prévenir la transmission et protéger les communautés».

Une première équipe de dix experts de l'OMS, dont des épidémiologistes et des socio-anthropologues, est déjà sur le terrain. Elle fournit un appui aux autorités sanitaires nationales qui s'attèlent à mener au plus vite une enquête approfondie, et à intensifier les interventions d'urgence allant notamment de l'évaluation des risques à la surveillance de la maladie, la mobilisation communautaire et le dépistage, les soins cliniques, la lutte anti-infectieuse et la fourniture d'un appui logistique.

Par ailleurs, la surveillance transfrontalière est renforcée de sorte à pouvoir détecter rapidement un cas éventuel. Les pays voisins sont en alerte.

La maladie à virus de Marburg se transmet à l'homme par les chauves-souris frugivores. Elle se propage dans l'espèce humaine par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, ou avec les surfaces et les matériaux, selon l'OMS.

Maladie soudaine

En Afrique, des flambées précédentes et des cas sporadiques ont été signalés en Afrique du Sud, en Angola, au Kenya, en Ouganda, et en République démocratique du Congo. Mais c'est la première fois que le virus est détecté en Afrique occidentale.

La maladie commence de façon soudaine, avec une forte fièvre, des céphalées intenses et un éventuel malaise. Les taux de létalité ont varié de 24% à 88% lors des épidémies précédentes, en fonction de la souche virale et de la gestion des cas, indique également l'organisation.

Bien qu'il n'existe pas de vaccins ou de traitements antiviraux approuvés pour traiter le virus, la réhydratation par voie orale ou intraveineuse et le traitement des symptômes spécifiques améliorent les taux de survie.

«Nous saluons la vigilance et l'action d'investigation rapide des agents de santé guinéens. Pour éviter que la propagation du virus de Marburg n'atteigne un rythme fulgurant, nous devons l'enrayer dès maintenant», a indiqué dans le communiqué la Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique.

ATS