Isolement de 7 jours pour les Français qui iront skier à l'étranger

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2.12.2020 - 10:17

De premières mesures d'allégement du confinement pourraient intervenir au 1er décembre si la situation sanitaire s'améliore, mais seraient «limitées aux commerces que nous avons pu fermer», a dit le premier ministre français Jean Castex jeudi.
Le premier ministre français Jean Castex.
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Le gouvernement envisage de mettre en place une période d'isolement de 7 jours pour les Français qui seront allés skier à l'étranger pendant les fêtes, a affirmé le Premier ministre Jean Castex. Des contrôles seraient menés aux frontières de l'Espagne et de la Suisse.

Pour «empêcher les Français d'aller se contaminer dans les stations» de ski des pays limitrophes comme la Suisse ou l'Espagne, qui gardent leurs stations de ski ouvertes, «on va instaurer une quarantaine», a indiqué le Premier ministre, avec «des contrôles aléatoires à la frontière».

Les préfets des départements limitrophes «pourraient ordonner un isolement de sept jours» pour les Français qui rentreraient d'une station de ski suisse ou espagnole. «La conclusion à en tirer, c'est que je ne vais pas en Suisse» pour skier, a ajouté Jean Castex. La Premier ministre a précisé que ces mesures restrictives seront mises en place si la Suisse et l'Espagne décident de garder leurs stations ouvertes.

Transfrontaliers pas concernés

Interrogé pour plus de précisions, Matignon a affirmé: «c'est à la main des préfets» et «cela ne concerne pas les travailleurs transfrontaliers».

Emmanuel Macron avait annoncé mardi qu'il envisageait de prendre «des mesures restrictives et dissuasives» pour empêcher les Français d'aller skier à l'étranger, notamment en Suisse, à Noël, alors que les remontées mécaniques seront fermées en France.

Le chef du gouvernement a précisé qu'il aurait préféré «une harmonisation européenne» sur la question de l'ouverture des stations de ski, mais que si la France, l'Italie et l'Allemagne se sont «alignées» sur une fermeture, «les Espagnols et les Suisses à ce jour ne s'orientent pas vers ces décisions».

«C'est leur droit mais je vais continuer à protéger mes concitoyens en les empêchant d'aller se contaminer», a-t-il insisté. Il a ajouté qu'il s'agissait aussi de rétablir «un principe d'équité vis-à-vis des gestionnaires des stations de ski françaises».

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