D’après Donald Trump, l’objectif américain est d’«éliminer des menaces imminentes «provenant de l’Iran.» «L’heure de votre liberté est à portée de main», a-t-il ajouté depuis sa résidence de Palm Beach, en Floride.
Le ministère israélien de la Défense avait annoncé plus tôt avoir lancé une «frappe préventive» afin «d’éliminer les menaces pesant sur l’État d’Israël». Selon le ministère, «une attaque de missiles et de drones contre l’État d’Israël et sa population civile est attendue dans un avenir immédiat», et un «état d’urgence spécial et immédiat» a été instauré dans tout le pays.
Le ministère des Transports a annoncé la fermeture «de l’espace aérien israélien aux vols civils» et demandé aux voyageurs «de ne pas se rendre dans les aéroports jusqu’à nouvel avis». Les écoles sont fermées à Jérusalem jusqu’à lundi 19h00 (heure suisse).
Explosions entendues à Téhéran
Deux fortes détonations ont été entendues à Téhéran par des journalistes de l’AFP, peu après l’apparition de deux épais panaches de fumée dans le centre et l’est de la capitale iranienne.
D’après l’agence de presse Isna, le quartier Pasteur, où se trouvent notamment la résidence du guide suprême Ali Khamenei et la présidence, situés dans le centre de Téhéran, a été visé.
Des ambulances ont été envoyées dans le centre de Téhéran après l’explosion, et les hôpitaux sont en état d’alerte, selon le porte-parole du ministère de la Santé, Hossein Kermanpour, cité par l’agence officielle Irna. Le nombre éventuel de blessés et les zones exactes touchées seront communiqués dès qu’ils seront confirmés.
Des explosions ont également touché la grande ville d’Ispahan (centre), la ville sainte de Qom (centre), Karaj (ouest de Téhéran) ainsi que Kermanshah (ouest), a rapporté l’agence de presse Fars. «Le type d’explosions suggère qu’il s’agit d’une attaque de missiles», a-t-elle indiqué, sans plus de précisions pour l’instant. Les appels et la connexion Internet sont instables et aléatoires, selon un journaliste de l’AFP.
Déploiement américain massif
En juin 2025, Israël et l’Iran s’étaient livrés une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d’Israël visant en premier lieu le commandement militaire iranien, ainsi que les lanceurs de missiles et les installations du programme nucléaire.
Les États-Unis s’étaient joints à l’offensive de leur allié en frappant trois sites nucléaires iraniens. De nouvelles tensions sont apparues après la répression, en janvier, d’un vaste mouvement de contestation en Iran, auquel Donald Trump avait promis de venir « en aide ».
Jusqu’à présent, les États-Unis avaient privilégié la voie diplomatique, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran avec le déploiement d’une importante force aéro-navale dans le Golfe, puis l’envoi en Méditerranée du plus gros porte-avions du monde, le Gerald Ford.
Mais Donald Trump s’était dit, vendredi, mécontent des négociations menées début février, malgré les « progrès » mis en avant par le médiateur omanais.
Accusant Téhéran – qui dément – de vouloir se doter de la bombe atomique, les États-Unis insistent pour une interdiction totale de l’enrichissement d’uranium, tandis que l’Iran défend son droit au nucléaire civil. Washington veut également limiter le programme balistique iranien, une question que Téhéran refuse d’aborder.