France L'exécutif agite le spectre de législatives anticipées

ATS

9.1.2026 - 22:44

L'exécutif français a agité vendredi le spectre d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, après celle de juin 2024, en cas de censure du gouvernement, remettant la pression sur les députés qui peinent à s'entendre sur un budget.

L'Assemblée nationale avait déjà été dissoute en 2024 (archives).
L'Assemblée nationale avait déjà été dissoute en 2024 (archives).

Keystone-SDA

Alors que 2026 a débuté, la France est toujours sans budget après des mois de discussions au Parlement, cette impasse ayant contraint le gouvernement à faire voter une loi spéciale destinée à financer provisoirement l'Etat en attendant.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a donné instruction au ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez de préparer l'organisation d'éventuelles élections législatives aux dates des municipales, les 15 et 22 mars, a appris l'AFP vendredi d'une source au sein de l'exécutif.

Une censure du gouvernement, comme il en est menacé sur l'accord UE-Mercosur, serait suivie d'une dissolution, a affirmé cette source, en précisant que le président Emmanuel Macron et le Premier ministre sont d'accord à ce sujet.

Il s'agit d'abord pour le Premier ministre de réduire le risque d'une adoption des motions du Rassemblement national (RN, extrême droite) et du parti de gauche radicale LFI, qui seront examinées à l'Assemblée nationale entre mardi et mercredi.

Sébastien Lecornu a élevé la voix vendredi contre ces formations politiques, fustigeant sur le réseau social X des «postures cyniques partisanes» qui «retardent les discussions budgétaires», et alors que la France a voté «contre» l'accord commercial de l'Union européenne avec des pays latino-américains du Mercosur.

Il rappelle que les discussions sur le budget de 2026 sont «déjà bloquées par les mêmes partis politiques sur fond d'agenda électoral».

Or, l'exécutif a promis que la France disposerait d'un budget en janvier.