«Une atteinte au système démocratique»La Colombie accuse l'Equateur d'«ingérence» dans la présidentielle
ATS
30.5.2026 - 19:02
Le gouvernement colombien a accusé samedi l'Equateur d'«ingérence» dans l'élection présidentielle, en raison de l'annonce par le président Daniel Noboa de la suppression de droits de douane après un entretien avec le candidat d'extrême droite au scrutin colombien de dimanche.
Le gouvernement colombien a également accusé le président équatorien d'avoir présenté de manière «trompeuse» sa décision concernant les droits de douane.
AFP
,
Keystone-SDA, Agence France-Presse
30.05.2026, 19:02
ATS
A la veille du premier tour, le dirigeant équatorien a annoncé qu'il supprimerait les droits de douane actuellement de 100% sur les importations en provenance de Colombie, après un échange avec Abelardo de la Espriella.
Les deux pays sont engagés depuis des mois dans une guerre commerciale, l'Equateur accusant la Colombie d'échouer à lutter contre le trafic de drogue et l'extraction minière illégale le long de leur frontière commune.
Les deux pays s'imposent des droits de douane sur leurs importations respectives et les ont relevés successivement jusqu'à 100% à partir de mai.
Ivan Cepeda, allié de l'actuel président de gauche Gustavo Petro qui ne peut pas se représenter, et Abelardo de la Espriella, avocat millionnaire, sont les favoris de l'élection présidentielle.
Le ministère colombien des affaires étrangères a exprimé son «rejet catégorique» de ce qu'il a qualifié d'«ingérence délibérée dans le processus électoral en cours en Colombie».
Il a dénoncé une «violation flagrante du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures, une menace à la souveraineté nationale et une atteinte au système démocratique», selon un communiqué.
Lutter contre le trafic de drogue
M. Noboa a déclaré qu'à l'issue de son entretien avec M. de la Espriella les deux hommes avaient convenu de lutter ensemble contre le trafic de drogue.
Le gouvernement colombien a également accusé le président équatorien d'avoir présenté de manière «trompeuse» sa décision concernant les droits de douane. Il avait déjà annoncé début mai son intention de réduire les droits de douane de 100% à 75% à compter du 1er juin.
Le ministère colombien des affaires étrangères a soutenu que la suppression des droits de douane répondait à des «ordres» imposés par le secrétariat général de la Communauté andine des nations (CAN).