Conflit ukrainien«La position de Londres est de nature destructive» - Le Kremlin s’emporte !
ATS
16.1.2026 - 15:54
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, n'a «aucun projet» de parler avec le président russe, Vladimir Poutine, a indiqué vendredi un porte-parole de Downing Street. Cette possibilité a été évoquée par le président français, Emmanuel Macron, et la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, n'a «aucun projet» de parler avec le président russe, Vladimir Poutine.
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16.01.2026, 15:54
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«Le Premier ministre n'a aucun projet de s'entretenir avec le président Poutine. Son objectif est clairement de soutenir l'Ukraine pour obtenir une paix juste et durable, et de placer ce pays dans la position la plus forte possible pour poursuivre à la fois le combat et aller vers des négociations de paix», a déclaré ce porte-parole devant des journalistes. Il a ajouté que le président russe n'avait «jusqu'à présent montré aucun signe» de vouloir mettre un terme à la guerre en Ukraine.
Le gouvernement britannique a des contacts «régulièrement» avec le gouvernement russe, notamment par le biais de son ambassade à Moscou, a-t-il aussi souligné.
Le Kremlin avait jugé plus tôt vendredi «positive» la volonté affichée de certains pays européens de restaurer le dialogue, rompu après le début de l'assaut russe contre l'Ukraine en 2022.
Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a en revanche, critiqué l'attitude du Royaume-Uni, qui «reste pour l'instant sur des positions radicales» et «ne souhaite pas contribuer à l'établissement de la paix». «La position de Londres est de nature destructive», a-t-il déclaré.
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a estimé début janvier que «le moment (était) venu où l'Europe devrait parler aussi avec la Russie», plaidant pour la création d'un «envoyé spécial» européen qui permettrait de parler d'une seule voix.
Le président français, Emmanuel Macron, avait lui jugé, en décembre 2025, qu'il allait «redevenir utile» pour les Européens «de parler à Vladimir Poutine» dans le cadre d'un «dialogue complet avec la Russie. Et le chancelier allemand, Friedrich Merz, a affirmé mercredi que «trouver un équilibre sur le long terme avec la Russie» permettrait à l'UE d'"envisager l'avenir avec plus de confiance».
L'argument de ceux qui plaident pour une reprise du dialogue: dès lors que le président américain, Donald Trump, a repris langue avec son homologue russe, l'Europe, en restant sur la touche, risque de n'être qu'une variable d'ajustement dans un éventuel règlement politique de la guerre en Ukraine, et plus largement dans une relance des relations américano-russes.